Photocoagulation au laser et œdème maculaire diabétique

0

Les études principales

1. ETDRS [1]

Cette étude date maintenant de plus de 20 ans, elle a été la première étude prospective à avoir démontré la pertinence d’un traitement par laser dans la prise en charge de l’œdème maculaire diabétique. Elle a montré que la photocoagulation focale et en grid était efficace pour réduire la fréquence des baisses d’acuité visuelle sévère (perte d’au moins 3 lignes). A la suite de cette étude, il était largement admis que le laser permettait d’éviter les pertes importantes d’acuité visuelle, mais que les gains d’acuité visuelle étaient rares (seuls 17 % des patients ont présenté un gain d’AV au terme du suivi et 3 % ont présenté un gain de plus de 3 lignes).

En introduisant le concept d’œdème maculaire cliniquement significatif, l’ETDRS a par ailleurs permis de préciser les indications de traitements. Un œdème maculaire cliniquement significatif est un œdème constituant une menace sur la fonction visuelle ; en suivant ces recommandations, il est pertinent de ne traiter que les épaississements rétiniens constituant une menace pour la vision : c’est-à-dire ceux qui siègent à moins d’un diamètre papillaire du centre de la macula.

2. DRCR net 2008 et 2010 [2, 3]

En 2008 sont publiées les données concernant la plus large cohorte de patients traités par laser depuis que l’ETDRS a été conduite. Les résultats de cette étude sont plus favorables en termes de gain d’acuité visuelle que ceux constatés dans l’ETDRS, et ceci probablement pour différentes raisons : critères d’inclusion différents, meilleure prise en charge des facteurs systémiques, modification des paramètres de traitement…

A deux ans, 32 % des patients traités par laser ont un gain d’AV supérieur à 10 lettres ; à trois ans, le gain d’acuité visuelle moyen est voisin de 5 lettres.

En 2010, une autre étude menée par le réseau DRCR net confirme les données de 2008. En cas d’œdème maculaire diabétique impliquant le centre et traité par laser, un gain moyen de 3 lettres est constaté après deux ans de suivi et 36 % des patients ont au moins un gain de 10 lettres.

On retient de ces études que l’efficacité du laser s’installe[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Centre d’Imagerie et de Laser, PARIS. Hôpital Avicenne, BOBIGNY