Implants multifocaux : les gagnants

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L’approche cristallinienne du traitement de la presbytie est en pleine évolution. En effet, le remplacement d’un cristallin ayant perdu ses facultés accommodatives par un implant multifocal (Prelex : Presbyoptic Lens EXchange), a bénéficié des avantages conjugués de la miniaturisation de la phaco-exérèse, mais également de l’optimisation des performances des implants multifocaux à disposition de l’ophtalmologiste. Toute une gamme d’implants multifocaux est désormais disponible, alliant performances visuelles très améliorées par rapport aux modèles plus anciens et réduction du taux d’effets secondaires. Les avantages principaux du Prelex sont essentiellement la grande efficacité visuelle obtenue, mais également la durabilité ainsi que la couverture de tous les défauts réfractifs associés. Il existe des inconvénients incontournables, tels les risques à court, moyen ou long terme d’une phaco-exérèse, la réduction potentielle des contrastes et les effets photiques.

Nous proposons, ici, une revue des implants multifocaux disponibles actuellement sur le marché, en mettant l’accent sur leurs principaux avantages (“le gagnant”), tout en faisant part également de leurs faiblesses éventuelles.

Les gagnants en vision de loin

Il s’agit des implants dont la répartition de l’énergie lumineuse favorise en priorité la vision éloignée, tout en apportant soit une profondeur de champ, soit une vision de près intéressante.

>>> Dans cette catégorie, le chef de file est l’implant M-Plus. Il s’agit d’un implant réfractif d’une nouvelle génération à addition sectorielle dans les 160° inférieurs de l’optique, disponible en deux additions : +1.50D pour une vision intermédiaire à 70 cm environ, et +3.00D pour une vision intermédiaire ou de près à une distance d’environ 40 cm. La répartition de l’énergie lumineuse en fonction de la pupille (fig. 1) montre qu’à très petite pupille (1,5 à 2,0 mm), l’énergie lumineuse de loin se situe à environ 80 % pour devenir ensuite à partir de 3 mm quasiment pupille indépendante, avec une répartition à 55 % pour la vision de loin, 45 % pour la vision de près. Cet implant est incontestablement celui qui apporte le plus d’énergie lumineuse pour la vision éloignée en condition photopique. Les inconvénients comportent, d’une part, la création possible d’aberrations de type coma, avec des problèmes de tolérance chez certains patients porteurs d’aberrations cornéennes préalables ; enfin, il nécessite[...]

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