Apport de l’électrophysiologie visuelle : le point de vue de l’ophtalmologiste

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À l’heure où les examens complémentaires prennent une place si importante dans notre pratique courante, où chaque cabinet d’ophtalmologie s’équipe d’OCT ou autre technique d’imagerie perfectionnée, l’électrophysiologie visuelle reste très confidentielle et surtout obscure pour un certain nombre de nos confrères. Elle permet pourtant d’évaluer la fonction visuelle de façon objective, si souvent oubliée au profit de l’aspect morphologique.

Ces examens tirent leur principe de la physiologie même de la rétine et des voies visuelles. Leur utilisation intensive en recherche fondamentale et clinique permet à de nombreux examens de plus en plus précis et perfectionnés de voir régulièrement le jour et de répondre au mieux aux problématiques du clinicien. Ils ont toute leur place aujourd’hui, en complément des techniques d’imagerie, dans la démarche diagnostique devant une altération inexpliquée de la fonction visuelle, pour rechercher des atteintes infracliniques ou encore dévoiler des troubles d’origine anorganique. Tout l’intérêt de ces examens réside dans le fait qu’ils sont objectifs, reproductibles, non invasifs et peu coûteux. Si l’on fait appel à une équipe bien rodée, c’est-à-dire des médecins (seuls autorisés en France à rédiger et signer les comptes rendus) assistés d’orthoptistes ou d’infirmières bien habitués à la pratique de ces examens, ils sont réalisables chez des patients de tout âge et ne nécessitent qu’exceptionnellement le recours à une sédation. La difficulté principale aujourd’hui reste l’accessibilité à ces équipes trop peu nombreuses en France.

Un bilan “sur mesure”

En fonction de la problématique clinique, chaque patient bénéficie d’un nombre plus ou moins important d’examens, avec au minimum un électrorétinogramme (ERG) et des potentiels évoqués visuels (PEV). En effet, dans les cas simples de neuro-ophtalmologie, une réponse altérée des PEV ne peut à elle seule suffire à définir si l’origine est rétinienne ou rétrobulbaire. Un ERG global (ou flash) doit être réalisé afin de s’assurer d’un fonctionnement rétinien normal en amont.

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