Analyse du film lacrymal

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Il y a encore peu, l’analyse du film lacrymal était un domaine confiné à la recherche et restait un parent pauvre de l’examen clinique, avec divers tests dont il ne subsiste que les principaux en pratique courante. Nous ne pouvons plus nous permettre aujourd’hui de sous-estimer l’analyse du film lacrymal comme cela a été longtemps le cas par beaucoup d’entre nous, par méconnaissance du problème le plus souvent et, osons le dire, par mépris des plaintes du patient parfois… L’évolution des progrès technologiques, conjointement aux progrès thérapeutiques, a permis ces dernières années de remettre en avant l’intérêt de l’analyse du film lacrymal et de comprendre son rôle primordial dans la surface oculaire et la qualité visuelle de nos patients.

Rôle du film lacrymal et rappel bref de sa composition

De façon schématique, le film lacrymal, qui mesure 7 µm, est constitué de 3 couches :
– une couche lipidique : assure un rôle qualitatif et stabilisateur du film lacrymal en empêchant l’évaporation de la couche aqueuse ;
– une couche aqueuse : contient les agents antimicrobiens (lyzozyme et bêtalysine surtout) et les immunoglobulines, transfère l’oxygène à l’épithélium cornéen, élimine les débris et, surtout, c’est le rôle principal du film lacrymal, assure une surface optique lisse et homogène. En effet, l’interface air/film lacrymal constitue un dioptre optique de 43,6 D, soit 70 % de la puissance réfractive totale de l’œil [1] ;
– une couche mucinique : relie la couche aqueuse à la surface épithéliale cornéenne[...]

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À propos de l’auteur

Centre d’exploration de la vision, PARIS.