Lésions de la périphérie rétinienne du myope : lesquelles faut-il traiter ?

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L’examen du fond d’œil (FO) et de la périphérie rétinienne par ophtalmoscopie indirecte ou par rétinographie grand champ permet de préciser l’existence de lésions prédisposant au décollement de rétine (DR). Cet examen de base reste anxiogène pour le patient, car les lésions périphériques peuvent conduire à la cécité, et délicat pour l’ophtalmologiste, en particulier lorsqu’il détecte une anomalie posant un problème diagnostique ou théra­peutique. Il est actuellement largement facilité par l’utilisation des rétinographes grand champ qui permettent d’avoir accès à la périphérie rétinienne sans dilatation et d’en conserver l’image dans le dossier patient.

Modifications de la rétine périphérique du myope

Cinq types de modifications de la rétine périphériques sont liés à l’augmentation de la longueur axiale du globe oculaire au-dessus de 26 mm. Il s’agit du blanc sans pression, du givre, de la dégénérescence palissadique, de la dégénérescence pigmentée et de la dégénérescence pavimenteuse. Certaines s’associent fréquemment à des déhiscences ou à un décollement de rétine alors que d’autres ne présentent pas de complications spécifiques [1].

1. Le blanc sans pression (fig. 1)

Il s’agit d’une lésion plane ou légèrement surélevée qui s’étend en larges bandes ou en plaques à la périphérie du fond d’œil de l’ora serrata à l’équateur, le plus souvent au niveau des quadrants temporaux et inférieurs, et dont la limite postérieure est plus ou moins festonnée. Ces lésions sont souvent recouvertes de points blancs comparables à du givre (fig. 1). Le blanc sans[...]

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À propos de l’auteur

Département Ophtalmologie, CHU de Nancy-Brabois, VANDŒUVRE-LES-NANCY.