Quelle place pour l’OCT-angiographie chez le patient diabétique ?

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Historiquement, nos connaissances sur la rétinopathie diabétique (RD) ont été révolutionnées par l’angiographie à la fluorescéine dans les années 1960. En effet, cette dernière a confirmé que la RD est essentiellement une microangiopathie diabétique [1]. Les différentes altérations de la circulation rétinienne – les microanévrysmes, l’altération de l’arcade capillaire périfovéolaire, les anomalies microvasculaires intrarétiniennes, mais surtout l’occlusion des capillaires rétiniens avec l’ischémie rétinienne résultante et la prolifération de néovaisseaux prérétiniens, ou encore les diffusions et l’œdème résultant de la rupture de la barrière hématorétinienne interne – sont ainsi devenues essentielles dans l’analyse de la RD. Elles jouent en particulier un rôle déterminant dans la prise en charge thérapeutique.

L’OCT-angiographie (OCT-A) est une technique très récente (sa diffusion n’ayant commencé que dans les années 2014-2015) mais qui connaît un développement rapide et des progrès continus. Très brièvement, son principe consiste à identifier uniquement les structures mobiles du fond d’œil (donc en principe les éléments circulants au sein des vaisseaux sanguins, les autres composants non vasculaires étant a priori immobiles). Elle permet ainsi une visualisation non invasive de la circulation rétinienne, en évitant les inconvénients d’une injection intraveineuse et les effets secondaires potentiels liés à l’injection d’un produit de contraste (certes bénins dans l’immense majorité des cas mais pouvant aller très exceptionnellement jusqu’au choc anaphylactique et au décès).

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À propos de l’auteur

Centre d’Ophtalmologie de la Baie, AVRANCHES SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS, Centre d’Ophtalmologie de FOUGÈRES.