Quand faut-il prescrire des corticoïdes en cas d’inflammation de la surface oculaire ?

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La plupart des affections de la surface oculaire présentent une composante inflammatoire, parfois primitive comme l’œil sec, par exemple, ou secondaire à une infection, un traumatisme physique ou chimique (brûlure cornéenne), une allergie. Elle se manifeste par l’association classique : rougeur (correspondant à une vasodilatation locale), gonflement (chémosis), chaleur, douleur. En pratique, la gêne liée à l’inflammation de surface oculaire est localisée et le patient se plaint souvent d’irritation, de brûlure, de sensation de corps étranger.

A contrario, un œil rouge douloureux n’est pas forcément d’origine inflammatoire. Il faut se méfier des dilatations épisclérales isolées témoignant d’une compression des veines épisclérales, dans le cas par exemple d’une fistule carotidocaverneuse indirecte pour laquelle la corticothérapie n’aura aucun effet (fig. 1).

Pour un bon usage des corticoïdes, il faut connaître leur mode d’action, les molécules disponibles et les règles d’utilisation. Ils sont à utiliser avec beaucoup de prudence pour éviter les effets indésirables.

Mode d’action des corticoïdes, effets indésirables et précautions d’emploi

Ce sont des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS). Leur action est aspécifique, avec une diminution de la vasodilatation par effet antileucotriène et anti­prostaglandine des vaisseaux de la surface oculaire (ce qui entraîne une diminution très rapide de l’hyper­hémie conjonctivale), et une inhibition du chimiotactisme (ou migration cellulaire). Ils ont également une action antifibrotique[...]

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À propos des auteurs

Fondation A. de Rothschild, PARIS

Praticien Hospitalier, Hôpital Bichat et Fondation A. de Rothschild, PARIS.