La place de l’échographie en mode B avant chirurgie de cataracte ou d’implantation secondaire

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Chirurgie la plus réalisée en France

La chirurgie de la cataracte est la chirurgie la plus courante en France. Les données du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information) indiquent qu’il y a eu environ 1 108 448 chirurgies de cataracte en France, en 2024. L’augmentation continue est en partie liée au vieillissement de la population (espérance de vie de 85,6 ans pour les femmes et 85 ans pour les hommes selon les chiffres de l’INSEE), mais aussi à l’amélioration des techniques chirurgicales actuelles ainsi qu’à l’élargissement des indications. Ainsi, la prévalence des yeux pseudophaques a significativement augmenté en dix ans [1].

Comme tout geste invasif, la chirurgie de la cataracte présente des risques. La fréquence des complications a diminué ces dernières années [2]. Les principaux facteurs de risque d’une mauvaise récupération de l’acuité visuelle postopératoire sont les comorbidités oculaires (dégénérescence maculaire liée à l’âge [DMLA], rétinopathie et maculopathie diabétiques, dystrophie cornéenne…) et la survenue de complications per- et postopératoires [3] : endophtalmie, rupture capsulaire postérieure, syndrome d’Irvine-Gass, risque de déchirure rétinienne et de décollement de rétine, plus important chez le myope fort (1,97 %), entre autres [4-5]. L’erreur réfractive et les risques liés à l’implant intra-oculaire (IOL) font également partie des complications. Une préparation minutieuse de la chirurgie avec une biométrie précise est donc indispensable.

Techniques de biométrie

La biométrie permet d’estimer la puissance de l’implant intra-oculaire (IOL). Les principales sources d’erreur de ce calcul peuvent provenir, entre autres, du choix de la formule dans 35,5 % des cas, de la mesure de la longueur axiale (LA) dans 17 % des cas, et de la kératométrie dans 10,1 % des cas [6]. Aussi, l’estimation de la position effective de l’implant reste un enjeu essentiel.

Plusieurs formules mathématiques ont été développées. Historiquement, les premières formules théoriques ont été proposées par Fyodorov, puis Colenbrander, Hoffer et Binkhorst. Les générations successives ont intégré progressivement des paramètres anatomiques supplémentaires, améliorant la précision du calcul de la position effective de l’implant (effective lens position, ELP). Douglas D. Koch et al. ont proposé la classification suivante [7] :

  • Formules historiques basées sur la réfraction.
  • Formules de régression (SRK, SRK II).
  • Formules de vergence : permettant une meilleure estimation de la position effective de l’implant et intégrant plus de variables (Holladay 1 et 2, SRK/T, Hoffer Q, Haigis, Barrett universal II).
  • Formules basées intelligence artificielle (Hill RBF).
  • Ray tracing (Olsen).

Depuis 2017, le nombre de[...]

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À propos des auteurs

Centre Explore Vision, PARIS et RUEIL-MALMAISON ; Institut Arthur Vernes, PARIS

Centre Explore Vision, PARIS, Centre d’Exploration de la Vision, RUEIL-MALMAISON, Hôpital Lariboisière, PARIS.

Centre Explore Vision PARIS