Explorer l’orbite : scanner ou IRM ?

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Nous ne pourrons détailler dans ce cadre l’ensemble des pathologies orbitaires sans tomber dans le piège du catalogue [1] et nous suivrons un fil conducteur par groupe d’étio­logies, sans être exhaustif.

Technique d’imagerie

Toutes ces thématiques appellent un protocole de séquences d’IRM adapté : pourquoi parler de technique à un ophtalmo­logiste ? Pour que celui-ci vérifie que le dossier radiologique apporté par le patient comprend bien toutes les séquences adaptées à la recherche de l’étiologie à laquelle il avait pensé.

>>> Protocole de base :
– séquences cérébrales : 3D FLAIR, 3D T1 SE avec injection de gadolinium ;
– séquences orbitaires : coronal T2 coupes de 2 mm, coronal T1 avec gadolinium et suppression du signal de la graisse, auquel on adjoint des séquences spécialisées selon le diagnostic suspecté.

>>> Addition de séquences selon le diagnostic suspecté :
– diffusion (pathologie de type accident vasculaire cérébral [AVC] ischémique, évaluer le degré de cellularité de processus occupant, diagnostic d’abcès ou de lymphome) ;
– angiographie en temps de vol (TOF pour l’étude des vaisseaux du polygone de Willis : recherche d’anévrysme intracrânien devant une atteinte du III) ;
– angio-TSA avec injection en bolus (amaurose : recherche de sténose serrée carotidienne ; exophtalmie pulsatile ou lentement progressive : recherche de fistule durale ; recherche de dissection devant un CBH avec réalisation préalable de séquence 3D T1 fat sat à l’étage cervical et sur la base du crâne pour déceler l’hématome péricarotidien) ;

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À propos de l’auteur

Service de Neuroradiologie diagnostique, Fondation Rothschild, Centre Iéna Vision, PARIS.