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Éditorial

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Un numéro à plusieurs voix pour un panorama de l’ophtalmologie de 2026

Chers lecteurs, chers confrères,

Ce numéro de mai 2026 de Réalités Ophtalmologiques se présente sous une forme un peu différente de nos livraisons habituelles : il ne s’organise pas autour d’un dossier thématique coordonné, mais réunit plusieurs contributions indépendantes, choisies pour leur intérêt clinique propre. Cinq revues générales abordent successivement l’empreinte environnementale de la chirurgie de la cataracte, ses interfaces avec la DMLA et l’œdème maculaire cystoïde postopératoire, les signaux d’alerte ophtalmologiques associés à une classe thérapeutique en plein essor, les agonistes du GLP-1, et enfin les avancées thérapeutiques majeures dans les télangiectasies maculaires de type 2. À cela s’ajoutent deux brèves consacrées à l’évolution conceptuelle de la DMLA, et une image du mois qui nous ramène à l’oncologie oculaire. Plutôt qu’un fil conducteur unique, c’est cette diversité même qui caractérise le numéro, et qui reflète assez fidèlement l’étendue des questions auxquelles l’ophtalmologiste est aujourd’hui confronté en pratique quotidienne.

Le Dr Benjamin Stern (Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, Paris ; Hôpital Hadassah, Jérusalem) ouvre cette série d’articles avec une réflexion bienvenue, et trop rarement abordée en ophtalmologie, sur l’empreinte carbone de la chirurgie de la cataracte. Première intervention chirurgicale au monde avec plus de 20 millions d’actes annuels, cette chirurgie reste un poste de consommation considérable : emballages surdimensionnés ; un implant d’environ un gramme conditionné dans des boîtes de plus de 140 grammes, notices papier multilingues de plusieurs dizaines de pages, dispositifs à usage unique, contraintes logistiques. L’auteur, dont les travaux récents que j’ai eu le plaisir de cosigner ont chiffré ces enjeux, montre que la simple dématérialisation des notices d’utilisation permettrait d’économiser environ 128 tonnes de papier par an, soit près de 2 000 arbres. La généralisation des injecteurs réutilisables, la rationalisation des emballages et l’optimisation des stocks constituent autant de leviers concrets, à la fois écologiques et organisationnels. Une lecture qui interroge nos pratiques au-delà du seul résultat visuel.

Le Pr Stéphanie Baillif (CHU de Nice) signe une mise au point particulièrement utile sur la chirurgie de la cataracte chez le patient atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA),[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Fondation Rothschild, PARIS.