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Brèves — Altérations choriocapillaires et risque de progression de la DMLA

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Article commenté : PU J, GAO L, THOMAS TN et al. Choriocapillaris Flow Signal Deficits Are Associated With AMD Onset and Early Progression Over Three Years: ALSTAR2 Fol-low-Up. Invest Ophthalmol Vis Sci, 2026;67:51.

Une étude de l’équipe de Curcio, publiée en mars dans Investigative Ophtalmology & Visual Science (IOVS), apporte un éclairage particulièrement intéressant sur le rôle de la choriocapillaire dans l’évolution de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), en suggérant que les altérations vasculaires choroïdiennes pourraient constituer un marqueur précoce du risque de progression (fig. 1).

À partir d’analyses histologiques fines corrélées à des données cliniques, les auteurs montrent que la perte ou la raréfaction de la choriocapillaire n’est pas un phénomène tardif secondaire à l’atrophie, mais pourrait intervenir précocement dans la cascade physiopathologique. Cette altération s’accompagne d’une désorganisation progressive du complexe externe, incluant l’épithélium pigmentaire, la membrane de Bruch et les photorécepteurs.

Un point intéressant est la mise en évidence d’une hétérogénéité spatiale et temporelle de ces altérations : certaines zones présentent une raréfaction capillaire marquée en l’absence d’atrophie constituée, suggérant un état “pré-atrophique” encore potentiellement modulable. Cette observation renforce l’idée que la DMLA ne suit pas une progression linéaire uniforme, mais correspond à une mosaïque de territoires évoluant à des rythmes différents.

Ces données soutiennent une vision intégrée dans laquelle la choriocapillaire joue un rôle actif dans la dynamique de la maladie. La diminution du flux choroïdien pourrait induire un déficit métabolique chronique des photorécepteurs, en particulier au niveau de leur segment externe riche en mitochondries (zone ellipsoïde), favorisant leur dysfonction puis leur disparition progressive.

Ces résultats sont cohérents avec les données récentes d’imagerie, notamment en OCT-A, qui permettent désormais de visualiser et de quantifier les altérations de la choriocapillaire in vivo. Plusieurs travaux suggèrent déjà que la diminution du signal choriocapillaire est associée à la présence de drusen, à l’amincissement de l’épithélium pigmentaire et à la progression vers l’atrophie géographique [1, 2].

Ils s’inscrivent également dans une littérature suggérant une atteinte précoce des bâtonnets au cours de la DMLA [3-5]. Des études fonctionnelles ont montré une altération de la sensibilité scotopique, parfois avant l’apparition de signes morphologiques visibles. Le lien entre cette atteinte des photorécepteurs et les altérations de la choriocapillaire reste encore imparfaitement élucidé, mais plusieurs[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.