- Comment poser le diagnostic d’une rétinopathie congénitale héréditaire ?
- 1. Le diagnostic est d’abord celui d’un nystagmus précoce
- 2. Après avoir écarté les causes ophtalmologiques évidentes
- 3. Repérer les éléments orientant d’emblée vers une pathologie neurologique
- 4. Rechercher des signes cliniques et en imagerie oculaire en faveur du diagnostic d’une RHC
- 5. Quand l’examen clinique et l’imagerie oculaire ne suffisent pas au diagnostic
- Les rétinopathies héréditaires congénitales
- 1. L’amaurose congénitale de Leber
- 2. L’achromatopsie
- 3. L’héméralopie essentielle ou cécité nocturne congénitale stationnaire (CNCS)
- 4. L’albinisme
- En pratique on retiendra
Les rétinopathies héréditaires congénitales (RHC) constituent un ensemble de maladies rares, marquées par une grande hétérogénéité clinique et génétique. Le nystagmus précoce, qui apparaît avant l’âge de 6 mois, est, avec la malvoyance, le signe clinique révélateur le plus fréquent. Les rétinopathies héréditaires congénitales constituent les principales causes de ce nystagmus précoce. Trois grands groupes sont distingués :
- les dystrophies rétiniennes, évolutives, touchant les systèmes des cônes et des bâtonnets, et regroupées sous le terme d’amaurose congénitale de Leber (ACL) ;
- les dysfonctions rétiniennes, peu ou pas évolutives, affectant soit les cônes, comme l’achromatopsie (ou le monochromatisme à cônes S), soit la transmission du signal entre les photorécepteurs et les cellules bipolaires, comme l’héméralopie essentielle ;
- les hypoplasies fovéolaires, isolées[...]
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