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Maladie de Stargardt : « la » maculopathie génétique

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Décrite par Karl Stargardt en 1909 [1], la maladie de Stargardt (STGD1) est la dystrophie maculaire héréditaire la plus fréquente, avec une prévalence classiquement rapportée entre 1/8 000 et 1/10 000 [2-5]. Le plus souvent liée à la transmission autosomique récessive de variants du gène ABCA4, elle est non syndromique, ce gène codant pour un transporteur des dérivés rétinoïdes au cours du cycle visuel [3-5]. Cause majeure de perte visuelle chez l’enfant et l’adulte jeune, la maladie de Stargardt peut aussi se révéler plus tardivement : la combinaison allélique influence fortement sa sévérité et sa vitesse d’évolution, expliquant le large spectre phénotypique [2-6]. Avant confirmation moléculaire, le diagnostic, comme le suivi, repose sur la clinique et l’imagerie particulièrement contributive par sa grande sensibilité [4, 5, 7].

Physio-histo-pathologie : défaut de clairance des rétinoïdes[...]

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À propos des auteurs

Service d’Ophtalmologie, Unité d’électrophysiologie visuelle, Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, PARIS

CHRU Lille, Institut de Biochimie et Biologie Moléculaire, LILLE

CNDR Maladies rares, Affections sensorielles génétiques, CHU Gui de Chauliac, MONTPELLIER

Service d’Ophtalmologie, CHU de REIMS.