Auteur Réalités Ophtalmologiques

Revues Générales
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L’œdème cornéen est un signe de gravité des infections oculaires. Il témoigne le plus souvent d’une souffrance de l’endothélium qui ne peut plus assurer sa fonction de pompe et donc la transparence cornéenne, mais il peut également être le signe d’une hypertonie sévère.
Les caractéristiques sémiologiques de l’œdème cornéen peuvent constituer autant d’indices étiologiques : la localisation, l’association à d’autres signes comme la présence de précipités rétrodescemétiques ou une anesthésie cornéenne oriente-ront largement le diagnostic.
Les endothélites et les uvéites antérieures causées par les virus du groupe Herpes sont les situations les plus classiques de survenue d’un œdème cornéen en contexte infectieux, mais d’autres types d’atteinte anatomique causés par d’autres agents pathogènes peuvent s’accompagner d’œdème cornéen.

Dossier : Ophtalmologie pédiatrique
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L’œil rouge chez l’enfant est un motif de consultation fréquent. Correspondant le plus souvent à des pathologies bé-nignes, ce symptôme peut cependant révéler une atteinte menaçant le pronostic visuel.
Le pronostic de ces affections demeure très variable, nécessitant une certitude diagnostique et un traitement adapté, afin de ne pas perturber le développement visuel de l’enfant. Cependant, l’examen clinique n’est pas toujours aisé devant un enfant pas toujours compliant.

Dossier : Astigmatisme
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Les chimiothérapies peuvent avoir des complications oculaires diverses, qui vont des plus bénignes comme une irritation conjonctivale ou un syndrome sec à des atteintes de la rétine ou du nerf optique qui peuvent mettre en jeu le pronostic visuel des patients traités.
Les molécules de chimiothérapie cytotoxique classique ont une toxicité bien décrite, mais l’avènement récent des thérapies ciblées dans la prise en charge des cancers a mis en évidence d’autres types de troubles oculaires comme les atteintes de l’épithélium pigmentaire rétinien pour les anti-MEK. L’attribution d’une pathologie oculaire à un médicament de “chimio-thérapie” n’est pas toujours un diagnostic aisé, en particulier chez les patients recevant plusieurs molécules dont certaines très récentes, voire en cours d’expérimentation dans le cadre de protocoles de recherche.
L’apparition d’un trouble visuel chez un patient en cours de traitement nécessite l’élimination d’une urgence vitale telle que l’HTIC en cas d’œdème papillaire. Le lien de causalité et la nécessité, ou pas, de l’arrêt de la molécule mise en cause dans la pathologie oculaire sont à discuter avec l’équipe d’oncologues prenant en charge le patient.

L’Année ophtalmologique 2014
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Les uvéites sont des pathologies complexes représentant un challenge diagnostique et -thérapeutique pour les ophtalmologistes. La prise en charge des uvéites non infectieuses repose en général sur une corticothérapie locale ou systémique. Une immunothérapie est indiquée lorsque la dose de prednisone, nécessaire au maintien du calme oculaire, dépasse 7,5 mg/jour sur plus de 3 mois. L’utilisation du méthotrexate ou des anti-TNFα reste les méthodes thérapeutiques clas-siques. Cependant, de nombreux essais ont été publiés ou sont en cours et devraient modifier profondément la prise en charge des uvéites, vers une prescription de molécule de plus en plus ciblées, permettant une épargne cortisonée durable.

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