Brève – Hypertransmission en OCT et fonction visuelle dans la DMLA

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Hypertransmission en OCT et fonction visuelle dans la DMLA

Johnston W, Kim SS, Kar D et al. Hypertransmission and Vision in Aging and Age-Related Macular Degeneration: Longitudinal Data From ALSTAR2. Am J Ophthalmol, 2025;280:399-413.

L’identification de biomarqueurs précoces de progression dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) constitue un enjeu majeur, en particulier aux stades intermédiaires où les options thérapeutiques restent limitées. Parmi les signes structuraux récemment mis en avant en OCT, l’hypertransmission choroïdienne occupe une place croissante. L’étude longitudinale de Johnston et al., issue de la cohorte ALSTAR2 et publiée ce mois dans l’American Journal of Ophthalmology, apporte un éclairage original sur la prévalence, l’évolution, et surtout la signification fonctionnelle de ces anomalies d’hypertransmission.
L’hypertransmission correspond à une augmentation du signal OCT au niveau de la choroïde, secondaire à une perte ou une altération de la capacité d’absorption et d’ombrage de l’épithélium pigmentaire rétinien (EP) (fig. 1). Elle est désormais intégrée aux définitions de l’atrophie incomplète (iRORA) et complète (cRORA) de l’EP et de la rétine externe. Les travaux récents suggèrent que les défauts d’hypertransmission persistants, notamment lorsqu’ils atteignent une taille significative, pourraient constituer des marqueurs précoces du risque de progression vers l’atrophie géographique.

L’étude ALSTAR2 est une cohorte prospective incluant des sujets âgés de plus de 60 ans, classés comme normaux, DMLA précoce (eAMD) ou DMLA intermédiaire (iAMD) selon la classification AREDS (Age-Related Eye Disease Study). Dans ce travail, 460 yeux ont été analysés à l’inclusion, et 339 ont bénéficié d’un suivi à trois ans. Les auteurs se sont appuyés sur des acquisitions en OCT et OCT-angiographie spectrale, avec une analyse en face des slabs choroïdiens afin d’identifier et de mesurer les zones d’hypertransmission.

Une attention particulière a été portée aux défauts d’hypertransmission de grande taille, définis comme ayant un diamètre ≥ 250 µm, désignés sous le terme de large hypertransmission defects (LHyperTD). Cette approche répond à des données antérieures montrant que les hypertransmissions de petite taille sont souvent labiles, alors que les lésions plus larges tendent à persister et à s’inscrire dans une trajectoire atrophique.

Les résultats montrent que les hyper­transmissions,[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.