Better image, better surgeon ?
Les vacances d’hiver s’achèvent pour certains, avec régulièrement des retours de montagne ! L’article de Loïc Pinsard et Vincent Soler nous rappelle opportunément qu’en chirurgie vitréorétinienne, l’altitude n’est pas un simple décor mais un paramètre physiologique à intégrer dans la stratégie opératoire. Le choix d’un tamponnement ne dépend pas uniquement de l’anatomie de la rétine : il tient aussi au trajet du patient, à son lieu de résidence, à la pression atmosphérique à laquelle il sera exposé. La décision devient contextualisée.
Ce numéro illustre, par des approches différentes, l’évolution vers une ophtalmologie de plus en plus individualisée et guidée par l’image. L’OCT est devenu incontournable dans l’analyse des altérations vitréennes du myope fort, comme le rappelle Pierre-Loïc Cornut. L’OCT-angiographie et l’imagerie “en face” affinent notre compréhension des néovascularisations qui compliquent la pachychoroïde, dont Maddalena Quaranta propose une lecture structurée et pragmatique. L’angiographie à la fluorescéine peropératoire, intégrée aux systèmes 3D numériques décrits par Frédéric Matonti, transforme le temps chirurgical en moment d’analyse dynamique. Quant à FiammettaCatania et son équipe, ils montrent comment l’intelligence artificielle appliquée à la rétinopathie du prématuré ouvre la voie à une imagerie non seulement descriptive mais prédictive, capable d’optimiser le tri et d’affiner les stratégies de suivi.
L’époque où l’imagerie se contentait d’illustrer un diagnostic est révolue. Elle mesure, segmente, quantifie, anticipe, et parfois oriente le geste. D’où cette formule, souvent entendue dans les congrès : “Better image, better surgeon”. Elle n’est pas totalement fausse. Une meilleure visualisation améliore incontestablement la précision du geste et la pertinence de la décision.
L’image reste pourtant un outil et non une finalité. Une imagerie plus fine ne remplace ni l’analyse clinique, ni la hiérarchisation des risques, ni la prudence stratégique. Les recommandations thérapeutiques en glaucome présentées par Florent Aptel rappellent que la décision reste graduée, contextualisée, progressive, indépendamment de la sophistication[...]
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