- Le diabète est associé à une perte de RNFL plus importante que chez le sujet sain
- Le patient diabétique est -il aussi plus souvent glaucomateux ?
- Les cas particuliers de la papillite et du syndrome de Wolfram
- Quel est l’impact des IVT sur le nerf optique diabétique ?
- Le risque de NOIA et analogues de GLP-1
La papille du diabétique est un vaste sujet transdisciplinaire qui concerne spécialistes de la rétine, du glaucome et de la neuro-ophtalmologie. Elle est aussi au centre d’une actualité brûlante sur le risque de NOIAA et l’usage des analogues des GLP-1, nouvelle famille thérapeutique utilisée chez les diabétiques et en cas d’obésité, nous y reviendrons plus loin.
Le diabète est associé à une perte de RNFL plus importante que chez le sujet sain
La perte physiologique de RNFL chez le sujet sain est douce, et s’accroît avec l’âge. Elle est inférieure à 1 mm/an, plus précisément aux alentours de 0,5 mm/an. A contrario, celle des patients glaucomateux est supérieure à 1 mm/an, oscillant entre 1,2 à 1,5 mm/an.
Étonnamment, la perte de RNFL des sujets diabétiques est intermédiaire, se rapprochant de celle des patients glaucomateux. Lim et al. rapportent, lors d’une étude menée chez 164 patients pendant 3 ans, une diminution des RNFL trois fois plus importante que chez le sujet sain, et plus marquée encore en cas de rétinopathie diabétique (RD) associée [1]. Nous pouvons retenir que le perte moyenne de RNFL est aux alentours de 1 mm/an. Les auteurs concluent sur la notion de neurodégénération qui précède les changements vasculaires chez le diabétique.
L’analyse vasculaire a bénéficié de l’apport de l’OCT-A en papille.
Huang et al. ont montré la diminution de la densité vasculaire péripapillaire chez le diabétique, corrélée au stade de la RD (tout comme la taille de la zone avasculaire centrale), à l’hémoglobine glyquée et à la durée du diabète. Le RNFL est un outil de suivi de la neurodégénération, tandis que l’OCT-A permet de suivre les changements de la microvascularisation. Certains auteurs ont même proposé que la densité péripapillaire temporale soit considéré comme un biomarqueur de la progression de la rétinopathie diabétique [2].
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