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L’année réfractive 2025-2026 : Une année de convergences technologiques

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L’année 2025 a été marquée par plusieurs approbations réglementaires, des évolutions techniques et des reconfigurations industrielles. Du LASIK guidé par tracé de rayons à la pharmacologie de la presbytie, des formules de calcul d’implants fondées sur l’intelligence artificielle à l’évolution du marché des ICL phaques, ces développements s’inscrivent dans une tendance à une personnalisation accrue des procédures [1].

Sur le plan épidémiologique, la myopie concerne 2,6 milliards de personnes en 2024, avec une projection de 50 % de la population mondiale d’ici 2050. Parallèlement, la dimension réfractive de la chirurgie de la cataracte occupe une place croissante, avec des patients exigeant une précision postopératoire élevée. Cet article propose une revue des évolutions observées au cours de cette année, resituées dans leur contexte clinique et scientifique.

Le LASIK guidé par tracé de rayons : le “jumeau numérique” de l’œil

La Food and Drug Administration (FDA) a approuvé, le 5 mars 2025, la plateforme Wavelight Plus [2]. Cette approbation correspond à une évolution de la technologie LASIK, reposant sur le passage d’un traitement planifié à partir d’un paramètre isolé (front d’onde ou topographie) à une modélisation du système optique oculaire individuel [3].

Principe : du paramètre unique au modèle global

Le système associe un dispositif diagnostique (InnovEyes Sightmap, dérivé du Pentacam® AXL Wave, Oculus), qui combine tomographie cornéenne, aberrométrie du front d’onde, biométrie axiale et topographie en une seule acquisition. Le volume de données est de l’ordre de 100 000 points de mesure ; il alimente un algorithme de tracé de rayons (ray tracing) générant un modèle oculaire individualisé (jumeau numérique, digital eye twin). L’algorithme calcule ensuite, de manière itérative, le profil d’ablation, en tenant compte des principaux éléments réfractifs : courbures cornéennes antérieure et postérieure, épaisseur cornéenne, cristallin, longueur axiale.

Cette approche supprime le recours au nomogramme : le profil d’ablation est déterminé par le modèle optique individualisé. La zone de transition a été élargie à 2,5 mm (contre 0,75 à 1,5 mm dans les profils antérieurs), ce qui, selon le constructeur, vise à réduire l’induction d’aberrations de haut degré et les symptômes photiques postopératoires (halos, éblouissements). La plateforme est disponible commercialement en Chine, en Europe et en Asie-Pacifique, ainsi qu’aux États-Unis et au Canada depuis la fin de l’année 2025.

Résultats cliniques

L’étude FDA (168 patients, 336 yeux) a rapporté, à 3 mois, 98,5 % des yeux à ± 1,0 D de la cible réfractive et 100 % à une acuité visuelle non corrigée (AVNC) de 20/20 (10/10) ou mieux, dont 83,3 % à 20/16.[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Fondation Rothschild, PARIS.