Quoi de neuf en surface oculaire ?

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Rosacée oculaire de l’enfant : un nouveau schéma thérapeutique

1. Diagnostic

La kératoconjonctivite phlycténulaire ou rosacée oculaire de l’enfant est une pathologie largement sous diagnostiquée [1]. Cette errance diagnostique est liée au fait qu’il n’existe pas de critères spécifiques à son identification. Les signes ophtalmologiques précèdent en effet souvent l’atteinte dermatologique, rendant le diagnostic difficile. Ainsi, l’atteinte typique de rosacée cutanée, qui pourrait orienter le praticien, n’est présente que chez 40 % des patients au moment où le diagnostic est posé.

Le plus souvent, les enfants présentent depuis des mois une hyperhémie conjonctivale associée à un inconfort oculaire et une photophobie. Dans la majorité des cas, l’atteinte est bilatérale, mais certaines formes cliniques sont strictement unilatérales. Les principaux symptômes sont des yeux rouges, sans prurit, accompagnés d’une photophobie, et plus rarement d’une baisse d’acuité visuelle. L’association de chalazions récidivants, d’une atteinte cornéenne, préférentiellement inférieure, et de phlyctènes conjonctivales signe le diagnostic [2].

Lors de l’examen biomicroscopique, on retrouve une hyperhémie conjonctivale et des phlyctènes conjonctivales, qui sont des petites élevures transparentes visibles avec une fente fine inclinée à 45 °. Une kératite ponctuée superficielle inférieure peut accompagner le tableau. Une blépharite postérieure avec expression d’un meibum louche, épais est volontiers présente, avec parfois même des bouchons meibomiens.[...]

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À propos de l’auteur

Centre ophtalmologique Saint Paul, PARIS. Fondation Ophtalmologique A. de Rothschild, PARIS.