Injections intravitréennes et progression de la rétinopathie diabétique

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En l’absence de traitement, la moitié des patients souffrant de rétinopathie diabétique (RD) proliférante évoluent vers une perte visuelle irréversible à 5 ans [1]. Contrairement à l’œdème maculaire diabétique (OMD), peu de progrès thérapeutiques ont été observés dans ce domaine depuis 40 ans. Depuis les conclusions de l’étude Diabetic Retinopathy Study (DRS) [1], la réalisation d’une panphotocoagulation rétinienne (PPR) reste le traitement de référence au stade de RD proliférante. Cependant, les effets indésirables de la PPR sont bien connus : rétrécissement du champ visuel, cécité nocturne, dyschromatopsie acquise, baisse de la sensibilité aux contrastes et possible majoration de l’OMD. Il est également à noter que 5 % des patients traités par PPR peuvent, malgré tout, développer une perte de vision sévère [2].

Avec l’avènement des traitements de l’OMD par injection intravitréenne d’anti-angiogénique et de corticoïdes, un regain d’intérêt s’est manifesté pour évaluer l’effet de ces traitements sur la progression de la RD.

Injections intravitréennes d’anti-VEGF

Plusieurs études ont rapporté la régression de la néovascularisation irienne et prérétinienne après injections intravitréennes d’anti-angiogéniques [3, 4]. Une étude sur 20 patients a montré, par exemple, la disparition de la néovascularisation prérétinienne sur une durée de 9 mois après injection de pegaptanib comparé au laser seul [5].

L’un des critères secondaires de jugement des études RISE et RIDE – qui visaient à évaluer l’efficacité des injections mensuelles de ranibizumab à la dose de 0,3 mg et 0,5 mg comparées aux injections simulées dans le traitement de l’OMD – était le risque de survenue d’une RD proliférante. La RD s’aggravait ainsi à 2 ans dans 33,8 % des yeux du groupe sham contre un peu plus de 11 % de ceux des groupes ranibizumab (p < 0,001) [6] (fig. 1 et 2).

L’étude du réseau Diabetic Retinopathy Clinical Research Network (DRCRnet) comparant l’efficacité du laser, des IVT de ranibizumab et de la triamcinolone avec laser immédiat ou différé (protocole I) [7], a également évalué la progression de la RD. Dans cette étude, la moyenne des injections de ranibizumab, en cas de laser différé, était[...]

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