Prise en charge des kératites bactériennes, fongiques et amibiennes

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Aspects diagnostiques

1. Le diagnostic positif

Le diagnostic d’abcès de cornée ne pose généralement guère de difficultés chez un patient consultant en urgence pour un œil rouge et douloureux. La baisse d’acuité visuelle est variable en fonction de la localisation des lésions cornéennes par rapport à l’axe visuel, de l’inflammation de chambre antérieure, de la présence de sécrétions et/ou du larmoiement réflexe.

L’examen biomicroscopique recherche les signes en faveur d’une infection cornéenne active (fig. 1) : œdème palpébral, hyperhémie conjonctivale, chémosis, cercle périkératique, ulcère épithélial, infiltrat stromal suppuratif localisé (abcès) ou diffus (kératite).

La localisation, la couleur, la densité, les dimensions, la forme, la régularité des bords, la profondeur de l’infiltrat sont à noter, de même que l’existence de zones de fonte, de nécrose, d’amincissement stromal, d’œdème périlésionnel, d’infiltrats satellites, de néovaisseaux, d’une endothélite, d’une réaction de chambre antérieure (tyndall, hypopion, fibrine, plaque endothéliale).

L’examen de la cornée adjacente à la zone infectée, de la cornée controlatérale, des paupières, de la conjonctive, de la sclère, du film lacrymal, de la chambre antérieure et du vitré permet de repérer des pathologies de surface oculaire et/ou des complications associées à l’infection cornéenne. Il est nécessaire de tester la sensibilité cornéenne si une kératite neurotrophique est suspectée.

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie, Nouvel Hôpital Civil et Hôpitaux Universitaires, STRASBOURG.

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