Chirurgies mini-invasives du glaucome : quels dispositifs et quelles indications en 2018 ?

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Le traitement médical du glaucome est actuellement la solution thérapeutique la plus employée. Celle-ci est très souvent efficace chez les patients observants et tolérants.

Malheureusement, l’observance n’est pas toujours réelle (seulement 10 % des patients renouvelleraient l’utilisation de leur prescription en continu sur 1 an [1]). De plus, il est démontré que plus le nombre de traitements est élevé plus l’observance diminue [2]. La tolérance locale des collyres diminue elle aussi avec le nombre de traitements et avec la durée de traitement et participe à la baisse de l’observance.

En cas d’échec, la chirurgie devient le seul recours. La trabéculectomie, décrite par John Cairns en 1968, et la sclérectomie profonde non perforante, décrite par John Zimmerman en 1974, soit il y a plus de 40 ans, demeurent jusqu’à maintenant les techniques chirurgicales de référence. Elles permettent de faire baisser la PIO de façon efficace après une phase d’apprentissage chirurgicale longue et fastidieuse. Elles sont utilisées depuis de nombreuses années mais présentent des effets secondaires potentiellement dangereux pour le patient (hypotonie, décollement choroïdien, perte du point de fixation…). Enfin, la gestion des suites opératoires peut être délicate (needling, gestion des points…) et souvent chronophage…

Depuis quelques années ont émergés de nouvelles techniques mini-invasives, dites MIGS (Minimally Invasive Glaucoma Surgery). Bien qu’il n’y ait pas de définition stricte des MIGS, toutes les techniques partagent les points communs suivants :

  • voie d’abord réduite ;
  • dissection tissulaire minimale (sclérale et conjonctivale) ;
  • geste opératoire et instrumentation simple ;
  • temps opératoire court ;
  • suites opératoires simples.

L’objectif étant de rendre à la fois la procédure chirurgicale et les suites plus simples et plus sûres tout en atteignant des niveaux de PIO abaissés.

L’essor des MIGS ces dernières années est important et grandissant, ces techniques permettant de réduire voir de supprimer les traitements médicamenteux. Sur le plan médico-économique, cela pourrait engendrer des économies importantes pour les organismes de santé. La dernière étude MARKETSCOPE montre déjà clairement cette évolution sur le marché américain.

Quels dispositifs ?

Ces dernières années plusieurs dispositifs, faits de différents matériaux et utilisant plusieurs voies d’abord, ont été développés.

Les dispositifs peuvent être classés de 2 façons : selon la voie d’excrétion[...]

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À propos de l’auteur

Fondation Adolphe de Rothschild, PARIS.