Place de l’orthokératologie dans la freination de la myopie

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La myopie : un problème de santé publique

Le constat est mondial : l’incidence de la myopie évolue telle une pandémie. On estime que le nombre d’individus myopes aura doublé entre 2000 et 2050. L’augmentation encore plus alarmante de la myopie forte exposera prochainement près d’un milliard d’individus au risque de développer des comorbidités oculaires (glaucome, décollement de rétine, néovaisseaux du myope fort…) [1]. En France, on estime aujourd’hui que 20 % des enfants de moins de 10 ans sont myopes, et que cette proportion est multipliée par 2 chez les 10-20 ans [2].

La myopie peut se définir comme un dépassement du processus d’emmétropisation et une dérégulation du contrôle de la longueur axiale. Les facteurs de risques génétiques existent mais les facteurs environnementaux, notamment liés à l’évolution du mode de vie des enfants, se retrouvent largement incriminés dans l’augmentation actuelle et soudaine de l’incidence myopique : réduction du temps passé en extérieur, habitudes et temps de lecture, conditions d’éclairage, systèmes éducatifs compétitifs [3]. Une compréhension plus précise de ces différents facteurs et de leurs imbrications sera essentielle au développement d’interventions efficaces en matière de santé publique.

Devant cette amétropie aux facteurs de risques multiples et complexes, nous assistons à une augmentation constante du nombre de publications sur les moyens possibles de contrôler la myopie. Le but recherché est de réduire la prévalence de la myopie forte et son impact quant à la morbidité oculaire. L’orthokératologie, l’atropine faiblement dosée et les lentilles souples à défocus périphérique sont aujourd’hui les trois méthodes de choix pour limiter[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie pédiatrique, Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, PARIS.

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