Épigénétique et diabète

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Le diabète est l’exemple même de la maladie qui résulte de l’inter­action gène/environnement. En effet, d’une part, il existe une forte prédisposition familiale : le risque de devenir diabétique chez un descendant de patient diabétique est de l’ordre de 40 %. De même, il existe une susceptibilité génétique pour certaines complications du diabète et qui explique pourquoi certains patients vont subir telle ou telle complication et pas d’autres. D’autre part, les facteurs environnementaux sont bien connus, tels que le mode de vie (surpoids lié à la “malbouffe” et à la sédentarité, stress…), le vieillissement et l’exposition précoce (in utero ou postnatale) à un milieu défavorable comme l’hyper­glycémie maternelle, des médicaments…

Les études génétiques n’ont pourtant pas apporté les espoirs escomptés et les anomalies génétiques retrouvées associées au diabète expliquent, lorsqu’elles sont toutes regroupées, moins de 10 % de l’héritabilité de la maladie. C’est pourquoi de plus en plus de chercheurs s’inté­ressent à l’épigénétique pour expliquer l’origine du diabète et en particulier l’interaction gène/environnement.

Quels sont les arguments en faveur de mécanismes épigénétiques impliqués dans le diabète et la rétinopathie diabétique ?

De manière générale, on sait que les mécanismes impliqués dans le domaine de l’épigénétique sont de nature adaptative et transmissible. Des études épidémiologiques ont identifié à plusieurs reprises des prédispositions au diabète dans de grandes populations homogènes sans facteur génétique identifiable, mais pourtant[...]

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À propos de l’auteur

Centre d’Imagerie et de Laser, PARIS. Hôpital Avicenne, BOBIGNY

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