Vitamine D et dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

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Rappel sur les indications actuelles des compléments en micronutrition

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une rétinopathie complexe associée à une combinaison de variants génétiques dans le contexte de nombreux facteurs environnementaux [1]. Malgré une meilleure prise en charge des formes néovasculaires, la maladie reste la première cause de baisse de vision chez les sujets âgés de nos pays occidentaux [2]. Même si les générations actuelles vieillissent bien mieux que les précédentes, le vieillissement de la population de nos pays fait craindre une majoration de l’incidence de la maladie au cours des années et dizaines d’années à venir [3].

L’inflammation, le stress oxydatif et des altérations du métabolisme des lipides sont des éléments prépondérants dans la pathogénie de la DMLA. Ces éléments apparaissent reliés à des facteurs génétiques et aux facteurs environnementaux. Les facteurs de risque liés à l’environnement sont globalement associés au stress oxydant (tabagisme, carences en vitamines et oligo-éléments) ou au métabolisme lipidique. Dès 2001, l’étude AREDS avait montré l’implication du stress oxydant dans la pathogénie de la DMLA [4]. L’implication de l’inflammation avait été révélée au milieu des années 2000 lorsque l’influence du polymorphisme du facteur H du complément sur le chromosome 1 avait été démontrée par plusieurs équipes et confirmée depuis par l’implication de plusieurs autres gènes de la voie du complément (facteurs B, C2, C3 notamment).

Actuellement, une éventuelle prévention de la DMLA par des micronutriments n’est pas indiquée pour la population générale [5]. Par contre, les études AREDS et AREDS2 ont[...]

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À propos des auteurs

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.

Inserm, U897, Université Victor Segalen, BORDEAUX.