Lignes hyperréflectives intrarétiniennes

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Amoroso F, Mrejen S, Pedinielli A et al. Intraretinal hyperreflective lines. Retina, 2021;41:82-92.

La présence de points hyperréflectifs (hyper-reflective foci) a été décrite dans de nombreuses affections rétiniennes, en particulier la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) chronique, la dystrophie pseudovitelliforme de l’adulte, les tractions vitréo-maculaires ou d’autres pathologies. Ces points hyperréflectifs ont été observés conjointement avec des pertes de photorécepteurs et des altérations de l’épithélium pigmentaire. Pour cette raison, on considère qu’ils correspondent à des cellules chargées en pigment ayant migré vers l’espace sous-rétinien [1]. Cette accumulation de cellules chargées en pigment peut parfois prendre un aspect linéaire parce qu’elle suit la couche des fibres de Henle [2]. Plus récemment, Scharf et al. ont montré que ces aspects linéaires hyperréflectifs pouvaient être observés en l’absence d’altération pigmentaire, ce qui incite à remettre en perspective leur nature comme leur pathogénie [3].

Des auteurs parisiens ont publié dans le dernier numéro de Retina les résultats d’une série rétrospective analysant ces aspects de lignes hyperréflectives intrarétiniennes observées au cours de pathologies diverses. 49 yeux de 43 patients (16 hommes et 27 femmes) ont été inclus dans cette étude rétrospective. Tous les cas ont été documentés avec des photo­graphies en couleurs, des images par autofluorescence et en OCT. Dans certains cas, une angiographie à la fluorescéine et/ou au vert d’indocyanine a été réalisée.
Des lignes hyperréflective rétiniennes verticales (38 yeux) ou curvilignes le long de la couche de fibres de Henle (11 yeux) ont été observées en association avec des affections maculaires diverses : dystrophie pseudovitelliforme de l’adulte ou dystrophie maculaire réticulée (24 yeux) fréquemment associée à une membrane épirétinienne (6 yeux) et/ou une choroïde épaisse (9 yeux), maculopathie liée à l’âge (MLA) ou DMLA (9 yeux), résorption partielle d’hémorragies sous-rétiniennes ou intrarétiniennes (5 yeux), micro-trou maculaire (2 yeux), traction vitréo-maculaire (3 yeux), syndrome des points blancs multiples évanescents (MEWDS) (3 yeux), fundus flavimaculatus (2 yeux) et épithéliopathie pigmentaire avec pachychoroïde (1 œil, fig. 1). Les lignes disparaissent complètement dans les cas d’hémorragies, de syndrome des points blancs multiples évanescents ou de résolution de la traction vitréo-maculaire mais, dans les autres cas, elles persistent généralement avec un amincissement progressif de la rétine.

L’article illustre la variété des pathologies pouvant être associée à ces lignes hyperréflectives[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.