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Éditorial

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Chers collègues et amis,

C’est avec un grand plaisir que nous vous proposons à la lecture cette revue “de printemps” du Club Francophone des Spécialistes de la Rétine (CFSR). Vous y retrouverez des articles de synthèse sur des sujets de pratique quotidienne, mais aussi sur des thèmes plus novateurs, ou auxquels nous sommes moins confrontés quotidiennement, mais sur lesquels chacun de nous se pose aujourd’hui des questions… Nous remercions d’ailleurs les auteurs qui acceptent de répondre si intelligemment à nos interrogations et contribuent ainsi au succès de cette revue.

Vous retrouverez donc le désormais incontournable cas mystère de Sarah Mrejen et Prithvi Ramtohul dans la rubrique “une image, un diagnostic”.

Francesca Amoroso vous convaincra de l’utilité du laser à navigation assistée en pratique quotidienne, en insistant sur ses forces et peut-être ses faiblesses, du point de vue du praticien mais aussi de celui du patient !

Maxime Fau et Vincent Soler reviendront sur les études CANDELA et PULSAR qui ont permis la commercialisation de l’aflibercept 8 mg et compareront les résultats de ces études aux résultats des études de vraie vie, dont SWITCH-HIGH, une étude française dont leur centre de Toulouse est promoteur. Cette étude, dont les résultats sont en cours d’analyse, est aussi novatrice car elle mesurait la récidive exsudative grâce à un logiciel d’intelligence artificielle. Ce type d’analyse permettra sans doute d’affiner l’analyse des différences d’effet entre les différentes molécules d’anti-VEGF.

L’intelligence artificielle est justement le sujet d’un des articles de cette revue, écrit par Rémi Yaïci et Jules Even. Ils abordent l’utilisation en pratique quotidienne des logiciels d’IA grand public disponibles, tels que les différentes versions de ChatGPT. Peut-on soumettre des questions diagnostiques à ces logiciels ? Comment les utiliser pour faire une recherche bibliographique ? Leurs réponses sont-elles fiables ? Autant d’interrogations auxquelles cet article donne une réponse.

Thibaud Mathis fera quant à lui un point sur l’OCT et l’OCT-A ultra-grand champ et ses apports dans l’imagerie moderne rétienne. Il semble que l’intérêt de cette technique pour l’instant coûteuse soit particulière dans l’étude et le suivi de la rétinopathie diabétique ou des occlusions veineuses car elle est performante pour détecter et mesurer les plages de non-perfusion mais aussi les AMIRs ou les petits néovaisseaux rétiniens.

L’imagerie OCT et OCT-A permet parfois de préciser des aspects physiopathologiques de certaines lésions rétiniennes. C’est le cas pour les néovaisseaux choroïdiens (NVC). Dans la myopie pathologique et dans les uvéites, on entend de nombreuses communications qui soulignent les différences entre NVC inflammatoires et non inflammatoires en imagerie… Nicolas Kitic et Bahram[...]

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À propos des auteurs

Service d’Ophtalmologie, Hôpitaux universitaires de STRASBOURG.

Université Paris 7, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.