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Un cas atypique de neurorétinite subaiguë unilatérale diffuse

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La neurorétinite subaiguë unilatérale diffuse (diffuse unilateral subacute neuroretinitis, DUSN) a été décrite pour la première fois par Gass et Scelfo en 1978 [1]. C’est une entité rare qui résulte de l’infestation de la rétine par un nématode capable de migrer dans l’espace sous-rétinien. Des nématodes de tailles et espèces variables ont été rapportés comme possibles agents étiologiques de cette condition [1, 2]. Cette maladie évolue habituellement à travers des stades successifs. La phase précoce inflammatoire est caractérisée par une hyalite, un œdème papillaire et la présence de multiples lésions blanc-grisâtres au niveau de la rétine externe qui traduisent les mouvements du nématode. La phase tardive est caractérisée par une atrophie optique, des rétrécissements artériolaires et des remaniements pigmentés rétiniens diffus. À la phase chronique, l’identification du parasite a été rapportée dans seulement 43 % des cas [2]. En fonction de la localisation, soit sous-rétinienne soit intravitréenne, la première ligne de traitement consiste soit en une photocoagulation au laser si le nématode est sous-rétinien, soit une vitrectomie s’il est intravitréen, souvent combiné avec un traitement antiparasitaire par albendazole [1, 3, 4]. Le DUSN est par définition un syndrome unilatéral, mais certains cas rares bilatéraux ont été rapportés dans la littérature [5, 6]. Nous décrivons un cas exceptionnel de DUSN bilatéral au stade cicatriciel associé à la présence d’un nématode mort intravitréen dans un œil.

Cas clinique

Une patiente âgée de 61 ans a été adressée pour baisse d’acuité visuelle bilatérale et avis chirurgical concernant une cataracte bilatérale. Ses antécédents significatifs sont une infection VIH diagnostiquée en 2015, traitée par thérapie antirétrovirale par dolutégravir et lamivudine avec une charge virale indétectable. Elle présente également un antécédent de syphilis primaire traitée il y a plusieurs années. La meilleure acuité visuelle corrigée a été mesurée à 7/10 ODG. La pression intra-oculaire était normale. L’examen du segment antérieur était sans particularité, hormis la présence d’une cataracte corticonucléaire modérée bilatérale.

L’examen du fond d’œil a révélé au niveau de l’œil droit des lésions à type de “subretinal tracks” ou lésions linéaires sous-rétiniennes périphériques sur 360°. Ces lésions linéaires multiples périphériques sont surtout bien visibles sur le cliché en autofluorescence en ultra-grand champ comme hyper-autofluorescentes. L’examen[...]

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À propos des auteurs

Service du Professeur Sahel, CHNO des 15-20, PARIS,

Université de Paris, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS, Centre Hospitalier Universitaire de l’Hôpital Nord, MARSEILLE.