Brève : Rétinopathie diabétique : quantifier la non-perfusion périphérique
Article commenté : LOH TY, SIA J, SEAH WH et…
Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.
Article commenté : LOH TY, SIA J, SEAH WH et…
Cette patiente âgée de 39 ans, myope forte, est suivie…
Brève 1 : Rétinopathie diabétique périphérique : un biomarqueur des complications systémiques du diabète
Article commenté : Ploumi I, Ding X, Romano F et al. Associations between predominant peripheral lesions and systemic complications of diabetes mellitus. Retina, 2025;45:2263-2270.
Brève 2 : Vasculopathie polypoïdale choroïdienne : faricimab ou aflibercept ?
Article commenté : Cho J, Han HY, Park S et al. One-year outcomes of faricimab versus aflibercept treatment for polypoidal choroidal vasculopathy : a comparative study. Eye (Lond), 2025;39:2893-2898.
L’imagerie multimodale a profondément transformé l’approche des pathologies rétiniennes et choroïdiennes. La tomographie par cohérence optique (OCT), l’OCT-angiographie, l’autofluorescence et les angiographies avec colorant apportent des informations complémentaires sur la rétine, l’épithélium pigmentaire et la circulation choroïdienne. Dans ce contexte, pourtant évolutif, l’échographie conserve une place singulière et irremplaçable. Elle est indispensable lorsque la transparence des milieux est réduite et surtout lorsqu’une masse choroïdienne est suspectée. Elle permet alors d’évaluer l’épaisseur, l’échogénicité et l’homogénéité interne de la lésion. Elle apporte des informations importantes pour le diagnostic différentiel entre nævus, mélanome, hémangiome et métastase. L’échographie contribue également au suivi longitudinal, la croissance documentée demeurant un critère majeur de malignité. Si certaines entités, comme les pachychoroïdes ou les lésions inflammatoires, relèvent davantage d’une analyse de la choroïde en OCT et de l’ICG, l’échographie reste incontournable pour l’oncologie oculaire et la surveillance des nævi suspects. à l’ère multimodale, elle demeure un élément important, apportant des réponses à des questions simples, mais essentielles.
Cette patiente de 25 ans consulte pour une gêne visuelle constatée depuis plusieurs semaines à gauche. L’acuité reste mesurée à 10/10e de loin et Parinaud 2 de près, à droite comme à gauche. Elle avait consulté il y a un an pour un épisode similaire à droite, mais aucun diagnostic n’avait été proposé. L’interrogatoire relève un épisode fébrile il y a quelques semaines. Par ailleurs, la patiente bénéficie d’une contraception par voie orale.
La prise en charge de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) néovasculaire et de l’œdème maculaire diabétique (OMD) a été profondément transformée par les inhibiteurs du VEGF. Après une première génération dominée par le ranibizumab et l’aflibercept 2 mg, les anti-VEGF de seconde génération redéfinissent aujourd’hui les standards thérapeutiques. L’aflibercept 8 mg et le faricimab élargissent l’arsenal disponible et s’imposent comme traitements de première ligne de la DMLA néovasculaire et de l’OMD. à l’avenir, se profilent également les inhibiteurs de tyrosine kinase à libération prolongée et la thérapie génique, susceptibles de réduire encore le fardeau thérapeutique et de transformer la stratégie de prise en charge.
Un patient de 65 ans consulte pour une gêne visuelle à gauche. L’acuité visuelle est de 5/10e de loin et Parinaud 4 de près. L’imagerie met en évidence un soulèvement rétrofovéal irrégulier de l’épithélium pigmentaire, associé à une hyperréflectivité compatible avec du matériel exsudatif. Le diagnostic retenu est celui d’une néovascularisation de type 1 de la DMLA. A posteriori, le faible nombre de drusen et l’âge relativement jeune du patient pouvaient déjà suggérer un diagnostic différentiel.