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Brève : Voir fonctionner les photorécepteurs avec l’OCT : l’optorétinographie dans la DMLA

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Article commenté : ZHOU L, WHITE E, MATTESON A et al. Split-Spectrum Amplitude-Decorrelation Optoretinography Detects Impaired Photoreceptor Function in Age-Related Macular Degeneration. Ophthalmol Sci, 2026;6:101250.

L’OCT a profondément modifié notre approche de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) en permettant de caractériser avec une précision croissante les modifications structurales de la rétine externe et de l’épithélium pigmentaire. Aux stades précoces et intermédiaires, l’imagerie permet ainsi d’identifier et de quantifier les drusen, les dépôts drusénoïdes sous-rétiniens (SDD), les migrations pigmentaires ou encore les premiers signes d’atrophie. Ces biomarqueurs anatomiques ne renseignent cependant qu’indirectement sur la fonction des photorécepteurs. Pourtant, une altération fonctionnelle peut être présente avant l’apparition de modifications structurales majeures et alors que l’acuité visuelle reste relativement préservée.

L’optorétinographie (optoretinography, ORG) vise à franchir cette frontière entre imagerie structurale et fonctionnelle. Son principe consiste à détecter les modifications du signal optique produites par les photorécepteurs en réponse à une stimulation lumineuse. Plusieurs approches ont été développées, notamment à partir de l’OCT et de l’optique adaptative, mais leur champ d’exploration limité et la complexité des acquisitions ont jusqu’ici restreint leur utilisation clinique [1, 2].

L’équipe de Zhou et collaborateurs a utilisé une méthode appelée SSADOR (split-spectrum amplitude-decorrelation optoretinography), développée pour mesurer les variations du signal OCT au niveau des segments externes des photorécepteurs après un flash lumineux. Contrairement aux méthodes nécessitant de suivre précisément les variations de phase du signal OCT, la SSADOR repose sur l’analyse de la décorrélation de son amplitude. Cette approche permet d’établir rapidement une cartographie en face de la réponse des photorécepteurs sur une région maculaire de 3 × 3 mm (fig. 1).

Une réponse des photorécepteurs diminuée[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.