Rétine

L'année ophtalmologique 2021
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Nous sommes heureuses comme chaque année de vous retrouver pour cet article “Quoi de neuf en rétine ?” Cette année, nous avons choisi trois thématiques différentes : une atteinte rétinienne dans un contexte de COVID-19 alors que la pandémie est loin d’être terminée, une pénurie médicamenteuse dont nous n’avons pas encore réussi à nous sortir et une touche bien plus positive : une nouvelle stratégie de restauration visuelle prometteuse, l’optogénétique. Je vous souhaite une belle lecture et j’espère vous retrouver très prochainement, enfin, lors de notre congrès de la SFO en présentiel.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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La détection précoce des maladies rétiniennes spécifiques au contexte pédiatrique est déterminante pour le pronostic visuel de l’enfant mais aussi, dans certaines circonstances, pour son pronostic vital.
Savoir reconnaître un rétinoblastome et ses principaux diagnostics différentiels tels que la maladie de Coats ou la persistance de la vascularisation fœtale est indispensable afin d’instaurer un traitement et un suivi adaptés. Le diagnostic des hémorragies rétiniennes associées à une maltraitance pouvant mettre en jeu la vie de l’enfant est d’importance capitale. La réalisation d’un bilan d’extension s’avère essentielle devant des pathologies rétiniennes associées à des manifestations systémiques ou faisant partie d’associations syndromiques. Enfin, la détection précoce de pathologies potentiellement cécitantes, telles que les dystrophies rétiniennes, exige à l’heure actuelle la réalisation d’un bilan génétique.

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On estime à 50 % la proportion de la population mondiale qui sera myope en 2050 et à 10 % celle de la myopie forte à risque de complications potentiellement cécitantes (glaucome, décollement de rétine, maculopathie). La freination de la myopie chez l’enfant est un enjeu de santé publique majeur afin de lutter contre cette pandémie annoncée.
La littérature scientifique des 20 dernières années est riche d’études cliniques et méta-analyses sur les stratégies existantes. Certaines d’entre elles, inefficaces, doivent être abandonnées (verres progressifs ou prismés, sous-correction, lentilles monofocales), d’autres ont fait leur apparition récemment et semblent prometteuses (verres et lentilles diurnes à défocalisation périphérique), enfin, l’atropine et l’orthokératologie confirment leur positionnement dans le domaine. Malgré cela, il n’existe toujours pas de conduite à tenir consensuelle et la stratégie doit être adaptée au cas par cas.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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La réduction des risques de cécité chez le myope fort consiste à dépister, surveiller et traiter les complications maculaires néovasculaires ou tractionnelles, la neuropathie optique glaucomateuse et les lésions périphériques prédisposant au décollement de rétine. L’examen en imagerie multi­modale haute définition sert à une meilleure identification des complications et à leur surveillance dans le temps. Le suivi longitudinal des champs visuels et des examens d’imagerie permet d’affirmer la présence d’une neuropathie optique glaucomateuse et de corréler les déficits du champ visuel au degré d’atrophie maculaire.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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On assiste actuellement à une véritable épidémie mondiale de myopie, particulièrement marquée dans les pays du Sud-Est asiatique où plus de 80 % des jeunes sont myopes. Le nombre de myopes au niveau mondial a été évalué à 2,6 milliards en 2020, dont 399 millions de myopes forts. En Europe, environ 50 % des jeunes adultes sont myopes et 5 % sont myopes forts. En France, les quelques données disponibles semblent confirmer ces chiffres.
La très grande prévalence de la myopie pose le problème du coût et de l’accès à la correction optique (6,3 milliards d’euros en France, dont 1,7 milliard de reste à charge pour les ménages), mais également celui des nombreuses complications oculaires, faisant craindre une augmentation des cas de déficiences visuelles irréversibles. Il apparaît crucial de documenter l’évolution de cette épidémie de myopie dans les années futures.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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Après quelques années de distanciel à cause de l’épidémie de COVID-19, ce numéro de printemps de la Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine, publiée sous l’égide du Club Francophone des Spécialistes de la Rétine (CFSR), est l’occasion de se réjouir de nos retrouvailles durant la journée du CSFR, en marge de la Société française d’ophtalmologie. En attendant cet événement, nous pouvons déjà lire avec plaisir ce numéro comportant des articles de grande qualité, notamment sur un sujet dont l’importance pour l’avenir de la santé visuelle commence à être au premier plan : la myopie, en particulier pathologique.

Revues Générales
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L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) est rare chez le sujet jeune. Le facteur de risque le plus souvent retrouvé est l’hypertonie oculaire. Nous rapportons le cas d’un jeune patient se présentant aux urgences pour une baisse visuelle brutale unilatérale, chez qui l’examen a révélé une OVCR de type A avec un blanc périveinulaire sur une hypertonie oculaire. Devant un angle fermé à la gonioscopie, une biomicroscopie ultrasonore a été réalisée, mettant en évidence une polykystose iridociliaire. À notre connaissance, c’est le premier cas publié dans la littérature d’une OVCR secondaire à une polykystose iridociliaire.
Chez ce jeune patient, le blanc périveinulaire a disparu au bout de 2 semaines, laissant place à une atrophie maculaire sévère. L’iridotomie au laser YAG est un moyen d’ouverture partielle de l’angle iridocornéen, mais un traitement hypotonisant doit être introduit.

Revues Générales
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L’OCT est devenu un outil indispensable dans le diagnostic et le suivi des pathologies maculaires. Il permet la détection des néovaisseaux maculaires ainsi que des signes exsudatifs témoignant de l’activité néovasculaire, nécessitant un traitement par injections intravitréennes d’anti-VEGF.
Cependant, certains signes OCT non exsudatifs peuvent mimer du liquide intra- ou sous-rétinien comme les kystes dégénératifs, les tubulations de la rétine externe, l’hyporéflectivité sous-rétinienne transitoire, l’hyperréflectivité sous-rétinienne non exsudative, l’ouverture de l’épithélium pigmentaire rétinien, la wedge-shaped subretinal hyporeflectivity ou “plateau” et la wedge-shaped hyporeflective band. Il est donc primordial de savoir les reconnaître.

Revues Générales
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Malgré la place potentielle des traitements préventifs au cours de la rétinopathie diabétique, il n’existe pas de traitement injectable par voie intravitréenne autorisé ou réaliste à l’heure actuelle. Seul l’équilibre glycémique et tensionnel est recommandé. En effet, les traitements anti-VEGF qui ont été testés dans cette indication, même s’ils limitent le risque d’évolution vers une forme à haut risque, ne démontrent pas de bénéfice visuel à 2 ans. Et ce, au prix d’un traitement contraignant et coûteux.
L’espoir d’un traitement préventif passera peut-être par un ciblage plus précis des patients à haut risque évolutif et/ou l’utilisation de molécules à durée d’action plus prolongée permettant un fardeau thérapeutique acceptable.

Revue de presse
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Cette étude visait à analyser les données publiées pendant la pandémie sur les occlusions vasculaires rétiniennes qui ont été attribuées à tort ou à raison à une infection par le SARS-CoV-2.
Une proportion importante de patients atteints de COVID-19 sévère a développé des complications thromboemboliques systémiques. Pendant la pandémie, il pouvait être difficile pour les ophtalmologistes de déterminer si les occlusions vasculaires rétiniennes observées étaient fortuites ou associées à l’infection. Au total, 17 cas cliniques ont été publiés au cours de cette période, dont 10 sur des occlusions veineuses et 7 sur des occlusions artérielles. Dans la plupart de ces articles, les auteurs relèvent un manque de preuves biologiques (bilan biologique insuffisant à la recherche d’anomalies de la coagulation et de marqueurs inflammatoires) ou de multiples facteurs de risque confondants.

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