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Revues Générales
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Dans la pratique ophtalmologique quotidienne, les conjonctivites allergiques sont l’un des plus fréquents motifs de consultation.
Affections bénignes mais parfois invalidantes, elles sont un obstacle au port des lentilles : celui-ci réclame une stratégie appropriée, que ce soit au moment de l’adaptation quand le port des len-tilles est nécessaire (irrégularités ou pathologies cornéennes), ou que l’allergie survienne chez un patient déjà porteur de lentilles.
On évitera le port durant les phases aiguës et le port continu, pour privilégier :
– en lentilles souples : les jetables journalières, sinon un entretien rigoureux le moins délétère possible (peroxyde d’hydrogène) et une fréquence de renouvellement courte (15 jours) ;
– en lentilles rigides : un matériau de bonne mouillabilité, entretenu strictement (avec savonnage à la dépose) et renouvelé avant l’apparition de rayures et de dépôts ;
– l’orthokératologie (port uniquement nocturne) et les lentilles sclérales peuvent être une alterna-tive.
Outre l’éviction de l’allergène et la désensibilisation, on s’aidera des antiallergiques locaux ou gé-néraux de nouvelle génération, et on conseillera le lavage pluriquotidien au sérum physiologique.

Revues Générales
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Une réduction supplémentaire de la pression intraoculaire (PIO) est actuellement la seule straté-gie thérapeutique prouvée pour préserver la fonction visuelle des sujets présentant un glaucome évoluant trop rapidement sous monothérapie.
En raison de leurs avantages, l’utilisation d’associations fixes doit être privilégiée par rapport à la prescription séparée des principes actifs qui les composent : schéma thérapeutique plus simple favorisant l’observance au traitement, pas d’effet washout de la première goutte par une deu-xième instillée juste après, réduction de l’exposition aux conservateurs, etc.
Des nouvelles associations fixes – notamment sans bêtabloquants, qui peuvent être utilisées chez les nombreux patients présentant des contre-indications ou effets secondaires aux bêtabloquants, et qui ne sont pas conservées par du chlorure de benzalkonium (BAK) limitant ainsi les risques d’atteintes de la surface oculaire – élargissent les indications de ces traitements.

Revues Générales
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Le kératocône demeure une énigme ophtalmique. Le constat d’une déformation et d’une désorgani-sation structurelle de la paroi cornéenne, en l’absence de prédispositions génétiques et de causes biomoléculaires bien identifiées, continue d’intriguer les ophtalmologistes.
Cet article explore l’hypothèse qu’un stress mécanique infligé à la cornée par les frottements ocu-laires ne soit pas simplement un facteur aggravant du kératocône, mais bien sa cause première et sine qua non. Si cette causalité était avérée et portée à la connaissance de la population, l’incidence du kératocône pourrait donc être réduite de façon drastique, voire annulée.

Revues Générales
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Les conjonctivites fibrosantes résultent d’une conjonctivite chronique. Il faut savoir les rechercher à l’examen à la lampe à fente en éversant la paupière supérieure et en dégageant la paupière infé-rieure, car elles n’apparaissent pas forcément au premier plan en cas d’atteinte minime à modérée.
Dans les cas souvent les plus graves, elles sont d’origine auto-immune et associées à des atteintes extra-ophtalmologiques, en particulier dermatologiques. Dans les cas les plus fréquents, elles sont d’origine infectieuse.

Dossier : Laser femtoseconde
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Le FLACS (Femtosecond laser-assisted cataract surgery) est un progrès technologique. Le dispositif demeure encore dans un processus en construction en raison d’une faible ergonomie, d’appareils attirants mais encore très bêta et de résultats visuels qui ne manifestent pas une rupture médicale patente avec le procédé actuel.
Le coût suppose une organisation justifiant des volumes importants, une organisation socio-économique et un montage financier affiné. Le procédé est séduisant en dépit d’un temps chirurgical allongé. Le principal atout reste la sécurité et la reproductibilité.
L’effet marketing auprès des patients est moins important que prévu. Le FLACS doit donc s’intégrer dans une structure de soins forcément très active, dynamique et valorisée.

Dossier : Laser femtoseconde
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Depuis quelques années, les développements du laser femtoseconde appliqués à la cataracte nous ont amenés à repenser cette chirurgie, non seulement en termes de technique et de gestuelle, mais aussi sur le plan organisationnel et financier.
Même si les potentiels bénéfices de cette technologie innovante sont encore aujourd’hui difficile à démontrer, il y a fort à parier que la chirurgie de la cataracte assistée au laser (FLACS) supplantera progressivement la technique conventionnelle.
Ainsi, la réalisation d’études cliniques d’envergure, l’essai de ces nouvelles plateformes, et surtout la pratique quotidienne de cette nouvelle façon d’opérer nous permettent aujourd’hui de nous poser les bonnes questions sur l’avenir de notre pratique et la formation des futurs chirurgiens.

Dossier : Laser femtoseconde
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Initialement développé pour la chirurgie réfractive, le laser femtoseconde a été appliqué plus ré-cemment à la greffe de cornée, et a ainsi facilité la réalisation de gestes chirurgicaux jusque-là com-plexes à pratiquer. Il trouve en particulier une place de choix dans le domaine des kératoplasties.
Cette technologie a d’ores et déjà démontré d’excellents résultats dans la chirurgie de la cataracte pour la réalisation d’incisions auto-étanches, de capsulotomies de dimensions précises et parfaite-ment centrées. Elle permet également une réduction de l’énergie ultrasonique délivrée au cours de la phacoémulsification.
Le choix entre un laser combinant l’ensemble des modalités thérapeutiques, au contraire avec un dispositif de taille réduite ou itinérant, doit intégrer des éléments tels qu’activité, organisation du bloc opératoire et coûts d’exploitation.