Quand l’imagerie du segment antérieur est-elle indispensable ?

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La neuropathie optique glaucomateuse entraîne la dégradation progressive des cellules ganglionnaires rétiniennes, avec des répercussions induites au niveau de la tête du nerf optique et du champ visuel. Son facteur de risque essentiel est l’hypertonie oculaire, sur lequel reposent tous les principes thérapeutiques, médico-chirurgicaux. La prise en charge correcte du glaucome impose d’avoir écarté toute cause de glaucome secondaire et toute fermeture de l’angle iridocornéen qui nécessiterait une prise en charge propre.

Le glaucome ne peut être déclaré comme primitif que si on a réalisé une gonioscopie, c’est-à-dire une analyse clinique de l’angle iridocornéen (AIC). Cet examen est classiquement décrit comme difficile, et de fait insuffisamment réalisé en pratique quotidienne [1]. Les raisons de ce constat sont multiples, faisant intervenir le temps trop court imparti aux consultations, la courbe d’apprentissage jugée longue, les difficultés pratiques de réalisation, la subjectivité de l’examinateur dans l’interprétation des résultats…

En parallèle, se sont développées des techniques d’imagerie du segment antérieur, sophistiquées, utilisées par des opérateurs souvent expérimentés, qui offrent un rendu iconographique séduisant et une interprétation vécue comme plus facile. Ces techniques d’imagerie, au premier rang desquelles on retrouve l’échographie en UBM et l’OCT de segment antérieur, ont un intérêt clinique évident, avec des résultats démontrés. Pour autant, elles ne sont pas toujours accessibles, ont un coût financier et ne peuvent se substituer à la gonioscopie, dont elles sont complémentaires, qui reste le point d’orgue dans l’analyse de l’AIC.

Le but de cet article est de faire le point sur les indications de ces techniques d’imagerie du segment antérieur et de les mettre en perspective par rapport à la biomicroscopie et à la gonioscopie.

La gonioscopie

La gonioscopie est un élément crucial dans le dépistage de la fermeture de l’AIC et donc dans la prise en charge du glaucome primitif par fermeture de l’angle (GPFA) dont l’évolution sournoise est[...]

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À propos de l’auteur

CHNO des Quinze-Vingts, PARIS.