Atrophie géographique et autofluorescence

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Shen LL, Liu F, Nardini HG et al. Reclassification of fundus autofluorescence patterns surrounding geographic atrophy based on progression rate: A Systematic Review and Meta-Analysis. Retina, 2019;39:1829-1839.

Les clichés en autofluorescence (AF) ont une utilisation plus répandue depuis le milieu des années 2000, en partie pour des raisons d’amélioration technique. Ces clichés ont un intérêt dans de nombreuses pathologies maculaires pour montrer “l’état de santé” de l’épithélium pigmentaire.

Au cours de l’atrophie géographique (AG), le cliché en AF permet de repérer et de suivre l’évolution des plages d’atrophie. De nombreux auteurs ont aussi observé des zones d’hyper­autofluorescence en bordure de ces plages d’atrophie. Ces zones correspondent à des cellules de l’épithélium pigmentaire chargées en lipofuscine susceptibles d’évoluer plus ou moins rapidement vers la mort cellulaire. Des auteurs ont alors tenté de corréler la forme (le phénotype) de ces zones d’hyperautofluorescence avec le taux d’évolution de l’AG [1-7]. La classification et la dénomination de ces phénotypes varie suivant les études mais on distingue souvent 6 phénotypes de fluorescence aux bords des plages d’atrophie : aucune, focale, en bande, en patchs, diffuse non réticulée et réticulée (fig. 1).

Selon un rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS) publié en 2012, les études évaluant les phénotypes d’AF ont un faible niveau de preuve mais elles suggèrent que ces différents phéno­types d’autofluorescence correspondent à des taux de progression de l’atrophie géographique variables en fonction du type et de la surface d’autofluorescence de la zone jonctionnelle péri-atrophique [8].

Les auteurs de la méta-analyse publiée dans le dernier numéro de Retina visaient à affiner la classification des phénotypes d’autofluorescence au pourtour des plages d’AG pour les regrouper en fonction des taux de progression de la maladie. Ces auteurs ont utilisé les bases de données médicales habituelles (Medline, Embase, la bibliothèque Cochrane, Clinicaltrials.gov et PubMed) pour rassembler les études rapportant les taux de progression de l’AG associés aux schémas d’autofluorescence maculaire. Sept études avec un total de 496 yeux ont été incluses. Sur la base des taux de croissance de l’AG, les 6 phénotypes habituels d’AF ont été regroupés en 4 groupes avec un coefficient de corrélation élevé dans chaque groupe :
– groupe 1 – aucune : 0,061 mm/an (r2 = 0,996) ;
– groupe 2 – focale : 0,105 mm/an (r2 = 0,987) ;
– groupe 3 – en bande, en patchs et diffuse non réticulée : 0,149 mm/an (r2 = 0,993) ;
– groupe 4 – réticulée : 0,245 mm/an (r2 = 0,997).

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.

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