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Brève : Néovascularisations choroïdiennes : une même apparence, des mécanismes différents ?

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Article commenté : ZHAO H, GAO B, DING N et al. Aqueous humor proteomics reveals the molecular basis for differential treatment responses in nAMD and pmCNV. Invest Ophthalmol Vis Sci, 2026;67:36.

Les néovascularisations choroïdiennes sont une complication commune à plusieurs pathologies rétiniennes, mais leur contexte clinique et leur évolution peuvent être très différents. Les néovascularisations maculaires (MNV) associées à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) nécessitent souvent des injections intravitréennes répétées au long cours (fig. 1), tandis que les néovascularisations choroïdiennes de la myopie pathologique (CNV myopiques) régressent généralement après un nombre beaucoup plus limité d’injections d’anti-VEGF [1]. Elles présentent également moins d’œdème rétinien, de liquide sous-rétinien et de matériel sous-rétinien, ainsi qu’une diffusion angiographique habituellement moins importante que les MNV de la DMLA [2].

Ces différences cliniques pourraient-elles traduire des mécanismes biologiques distincts ? Plusieurs études avaient déjà cherché à caractériser les protéines présentes dans l’humeur aqueuse au cours des pathologies rétiniennes, notamment dans la DMLA et la myopie pathologique [3]. L’étude de Zhao et al., publiée en août dernier dans Investigative Ophthalmology & Visual Science, franchit une étape supplémentaire en comparant directement les profils protéomiques associés aux néovascularisations de ces deux affections.

Les auteurs ont analysé par spectrométrie de masse le protéome de l’humeur aqueuse de patients présentant une DMLA néovasculaire ou une CNV associée à la myopie pathologique. Deux groupes témoins adaptés à chacune des pathologies étaient utilisés : patients présentant une cataracte liée à l’âge pour la DMLA et patients présentant une myopie pathologique sans CNV pour la myopie. L’analyse a porté sur 3 667 protéines ayant satisfait aux critères de qualité.

Les résultats montrent que les deux pathologies ne modifient pas les mêmes protéines de la même manière. La similarité entre leurs profils protéomiques est très faible (r2 = 0,061). Parmi les protéines dont l’expression était significativement modifiée, 385 étaient spécifiques de la DMLA néovasculaire, 398 de la CNV myopique et seulement 100 étaient communes aux deux affections.

Dans la DMLA néovasculaire, les modifications étaient dominées par l’activation de la voie VEGF/VEGFR, avec notamment une augmentation de VEGFA et de ses récepteurs VEGFR1 et VEGFR2. Des modifications concernant le métabolisme énergétique, en particulier celui du glucose, étaient également observées.

Le profil était très différent dans[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.