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Dossier : Echographie oculaire L’échographie des tumeurs oculaires
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L’échographie reste un examen de première importance dans le diagnostic différentiel et le suivi des tumeurs de la choroïde. L’analyse en mode B permet une étude structurelle tandis que l’analyse en mode A offre une approche de la caractérisation tissulaire. Ainsi, l’échographie permet le plus souvent d’orienter le diagnostic.
Son intérêt est particulièrement majeur en cas de trouble des milieux. La principale limite de l’échographie reste cependant son caractère opérateur-dépendant ainsi que le fait qu’il s’agisse d’un travail non dédié.

Revues Générales
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La dernière version des recommandations de la Société Européenne du Glaucome (6th Edition EGS Guidelines) présente de façon très didactique et illustrée la place et les indications des différentes stratégies thérapeutiques disponibles lors de la prise en charge d’un glaucome, et rappelle notamment que le traitement médical du glaucome reste très souvent un traitement de première ligne suffisant pour contrôler sur le long terme l’évolution de cette neuropathie.

Revues Générales
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L’imagerie multimodale est essentielle au diagnostic et à l’évaluation de la sévérité de la rétinopathie diabétique (RD), en constante évolution grâce aux avancées dans le domaine de l’OCT-angiographie (OCT-A). L’angiographie à la fluorescéine, bien que largement utilisée, reste invasive et ne permet pas d’analyse détaillée des différents plexus vasculaires. Les imageries OCT-A grand champ améliorent la détection des anomalies périphériques et permettent un suivi précis des patients diabétiques.

Toutefois, des travaux récents ont montré que même les champs les plus larges peuvent ne pas suffire pour le diagnostic des néovaisseaux prérétiniens. L’angiographie conserve donc un rôle clé pour analyser les diffusions et les lésions périphériques. Les deux techniques restent complémentaires pour un diagnostic et un suivi optimal.

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome, deuxième cause de cécité irréversible dans le monde [1], demeure un défi de santé publique en raison de son caractère asymptomatique aux stades précoces. Le dépistage précoce constitue donc un enjeu crucial, mais les approches actuelles, souvent opportunistes, restent limitées par un rapport coût/efficacité défavorable et par un trop grand nombre de faux positifs [2]. Les récentes avancées en intelligence artificielle (IA) et en génétique ouvrent des perspectives inédites. L’IA, notamment grâce au “deep learning” (DL), a démontré sa capacité à analyser les images du nerf optique et les champs visuels avec une performance proche, voire supérieure, à celle d’experts [3, 4]. Parallèlement, les études de génétique ont permis d’identifier plus d’une centaine de variants associés au glaucome, rendant possible la construction de scores polygéniques de risque (PRS) [5-7]. Ces outils offrent la possibilité de cibler des sous-populations à haut risque, améliorant ainsi la pertinence du dépistage et réduisant les faux positifs [8, 9]. L’intégration de l’IA et de la génétique dans une stratégie combinée représente une voie prometteuse vers un dépistage plus précis, personnalisé et équitable, bien que des défis demeurent concernant la validation, l’acceptabilité et l’applicabilité dans des populations diverses [10, 11].

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome demeure une des premières causes de cécité irréversible dans le monde. Malgré des progrès considérables en matière de diagnostic et de traitement, sa détection précoce demeure un enjeu majeur de santé publique. En 2022, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié de nouvelles recommandations françaises, tandis que la United States Preventive Services Task Force (USPSTF) a réévalué les données disponibles sur le dépistage du glaucome. Ces publications offrent un panorama complet et contrasté : la HAS plaide pour un dépistage ciblé des populations à risque, alors que l’USPSTF conclut à un niveau de preuve insuffisant pour recommander un dépistage de masse systématique. Cet article vise à synthétiser et contextualiser ces recommandations, en intégrant les données quantitatives issues des revues systématiques et des études cliniques récentes.

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le dépistage d’une maladie quelle qu’elle soit obéit à des règles bien établies en termes de méthodologie. Nous évoquerons uniquement ici le problème d’une définition précise des glaucomes avec un petit glossaire des termes les plus souvent utilisés pour le dépistage et ses outils.
Malgré tous les efforts de nombreux chercheurs, méthodologistes et épidémio­logistes, le problème du dépistage des glaucomes se heurte à plusieurs difficultés techniques. Dans notre pays, cette mise en évidence des personnes à risque est effectuée grâce à l’attention des ophtalmologistes au cours d’une consultation pas nécessairement spécialisée.

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome est la première cause de cécité irréversible dans le monde. Il touche environ 95 millions de personnes, dont la moitié reste non diagnostiquée en raison d’une évolution longtemps silencieuse. On estime que 65 millions de personnes souffrent de glaucome à angle ouvert et 30 millions de glaucome à angle fermé, ce dernier étant responsable de la moitié des cas de cécité liés au glaucome.
En Europe, la prévalence atteint 2,99 % chez les personnes de plus de 40 ans. En France, elle varie de 2,5 % à 8,7 % selon l’âge.
Les principaux facteurs de risque identifiés sont l’âge, la pression intraoculaire élevée, le degré de myopie et les antécédents familiaux.
Avec le vieillissement démographique et l’augmentation rapide de la myopie, la prévalence du glaucome devrait fortement croître dans les prochaines décennies, renforçant son impact en tant qu’enjeu majeur de santé publique.

Dossier – Endophtalmies postopératoires Intérêt des corticoïdes dans les endophtalmies aiguës
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Les endophtalmies constituent une complication majeure de la chirurgie postopératoire. La plupart des études consacrées aux endophtalmies se sont intéressées à la chirurgie de la cataracte qui reste actuellement la première cause d’endophtalmie en France. Les corticoïdes trouvent une place par leur effet anti-inflammatoire qui viendra compléter l’arsenal thérapeutique que sont les injections intravitréennes d’antibiotiques et la vitrectomie. Si le rationnel scientifique de leur utilisation est solide, la démonstration d’un effet lors des études randomisées des injections de corticoïdes est peu avérée. Toutefois, le consensus professionnel basé sur l’analyse des études précliniques, rétrospectives et prospectives recommande une utilisation précoce de la corticothérapie dans les 48 heures après le début de l’infection par les différentes voies topique, sous-­conjonctivale et intravitréenne. Il est alors préférable d’utiliser la bétaméthasone qui ne contient pas de sulfites.

Dossier – Endophtalmies postopératoires Résumé des nouvelles recommandations d’antibioprophylaxie en ophtalmologie
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L’infection opératoire, quelle que soit la spécialité chirurgicale, entraîne le plus souvent un lourd préjudice pour le patient opéré et ses aidants. Pour les équipes soignantes, ce poids est également bien présent. Dès lors, la prévention de ces infections nosocomiales est une priorité collective. L’antibioprophylaxie n’en est qu’une des modalités à côté de l’asepsie et de l’antisepsie. Les infections postopératoires en ophtalmologie concernent environ de 700 à 800 patients par an. Les règles de cette antibioprophylaxie doivent être correctement établies, à la fois pour l’efficacité thérapeutique, mais aussi afin d’éviter un usage intempestif et inapproprié des antibiotiques avec les risques de résistance des agents bactériens.

Dossier – Endophtalmies postopératoires Facteurs de risque, épidémiologie et écologie des endophtalmies postopératoires
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Aujourd’hui, l’endophtalmie postopératoire survient principalement après injection intravitréenne ou chirurgie de la cataracte, malgré une incidence qui demeure très faible. Chirurgie de la cataracte et injections intravitréennes sont parmi les gestes chirurgicaux les plus fréquents, et l’antibioprophylaxie de la chirurgie de la cataracte a eu un impact majeur sur la réduction de l’incidence de l’endophtalmie. Depuis l’introduction de l’antibioprophylaxie intra­camérulaire en 2007, le spectre bactérien observé dans ces infections a également évolué. Il diffère par ailleurs après chirurgie filtrante, selon le délai de survenue : période péri-opératoire immédiate ou infection tardive liée à une bulle de filtration – cette dernière étant associée à des germes généralement plus virulents. L’incidence de l’endophtalmie après vitrectomie reste faible à l’ère de la chirurgie transconjonctivale. Une meilleure connaissance de l’écologie bactérienne des endophtalmies est nécessaire pour adapter nos stratégies d’antibioprophylaxie et d’antibiothérapie probabiliste.

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