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Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome, deuxième cause de cécité irréversible dans le monde [1], demeure un défi de santé publique en raison de son caractère asymptomatique aux stades précoces. Le dépistage précoce constitue donc un enjeu crucial, mais les approches actuelles, souvent opportunistes, restent limitées par un rapport coût/efficacité défavorable et par un trop grand nombre de faux positifs [2]. Les récentes avancées en intelligence artificielle (IA) et en génétique ouvrent des perspectives inédites. L’IA, notamment grâce au “deep learning” (DL), a démontré sa capacité à analyser les images du nerf optique et les champs visuels avec une performance proche, voire supérieure, à celle d’experts [3, 4]. Parallèlement, les études de génétique ont permis d’identifier plus d’une centaine de variants associés au glaucome, rendant possible la construction de scores polygéniques de risque (PRS) [5-7]. Ces outils offrent la possibilité de cibler des sous-populations à haut risque, améliorant ainsi la pertinence du dépistage et réduisant les faux positifs [8, 9]. L’intégration de l’IA et de la génétique dans une stratégie combinée représente une voie prometteuse vers un dépistage plus précis, personnalisé et équitable, bien que des défis demeurent concernant la validation, l’acceptabilité et l’applicabilité dans des populations diverses [10, 11].

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome demeure une des premières causes de cécité irréversible dans le monde. Malgré des progrès considérables en matière de diagnostic et de traitement, sa détection précoce demeure un enjeu majeur de santé publique. En 2022, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié de nouvelles recommandations françaises, tandis que la United States Preventive Services Task Force (USPSTF) a réévalué les données disponibles sur le dépistage du glaucome. Ces publications offrent un panorama complet et contrasté : la HAS plaide pour un dépistage ciblé des populations à risque, alors que l’USPSTF conclut à un niveau de preuve insuffisant pour recommander un dépistage de masse systématique. Cet article vise à synthétiser et contextualiser ces recommandations, en intégrant les données quantitatives issues des revues systématiques et des études cliniques récentes.

Dossier – Endophtalmies postopératoires Intérêt des corticoïdes dans les endophtalmies aiguës
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Les endophtalmies constituent une complication majeure de la chirurgie postopératoire. La plupart des études consacrées aux endophtalmies se sont intéressées à la chirurgie de la cataracte qui reste actuellement la première cause d’endophtalmie en France. Les corticoïdes trouvent une place par leur effet anti-inflammatoire qui viendra compléter l’arsenal thérapeutique que sont les injections intravitréennes d’antibiotiques et la vitrectomie. Si le rationnel scientifique de leur utilisation est solide, la démonstration d’un effet lors des études randomisées des injections de corticoïdes est peu avérée. Toutefois, le consensus professionnel basé sur l’analyse des études précliniques, rétrospectives et prospectives recommande une utilisation précoce de la corticothérapie dans les 48 heures après le début de l’infection par les différentes voies topique, sous-­conjonctivale et intravitréenne. Il est alors préférable d’utiliser la bétaméthasone qui ne contient pas de sulfites.

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En 2026, la prise en charge de la freination de la myopie repose principalement sur des approches pharmacologiques (collyre à base d’atropine) et optiques, qui sont représentées par les verres freinateurs, les lentilles de contact multifocales, et l’orthokératologie.

Nous développerons dans cet article l’apport des différentes solutions optiques dans la prise en charge de la myopie chez l’enfant et l’adolescent, et évoquerons brièvement les nouvelles techniques, telles que la thérapie par lumière rouge répétée. Bien que cette dernière ne soit pas disponible en France, elle a montré des résultats prometteurs en Asie et pourrait, à moyen terme, compléter l’arsenal thérapeutique de la freination myopique [1].

Dossier — La myopie de l'enfant
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Outre les efforts médicamenteux et optiques déployés pour lutter contre l’épidémie de myopie, il convient d’accorder une attention particulière à la compréhension et à l’amélioration de la qualité de vie des enfants myopes et des membres de leur famille afin d’optimiser l’adhérence et l’observance aux traitements proposés. Les ophtalmologistes, les orthoptistes, les infirmiers d’ophtalmologie et les opticiens devraient être conscients de l’importance des soins centrés sur l’enfant et sa famille. Un modèle holistique qui respecte les expériences, les valeurs, les croyances et les préférences de l’enfant et de sa famille dans la planification, la gestion et la prestation des soins semble optimiser la prise en charge.

L’éducation thérapeutique permet de personnaliser le choix thérapeutique en fonction du profil socio-économique, environnemental et comportemental de la famille. Elle renforce l’alliance thérapeutique en s’appuyant sur la motivation intrinsèque de l’enfant. Enfin, la communication interprofessionnelle entre l’ophtalmologiste, l’orthoptiste et l’opticien est indispensable pour garantir la continuité et la cohérence du message, assurant ainsi l’efficacité à long terme de la freination myopique.

Dossier — La myopie de l'enfant
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L’atropine à 0,05 % s’impose comme le traitement de première intention chez l’enfant européen, offrant l’équilibre optimal entre efficacité et tolérance. Son action repose sur l’épaississement de la choroïde et le renforcement de la matrice sclérale pour limiter l’allongement axial. Le traitement est recommandé entre 6 et 12 ans pour une progression supérieure ou égale à 0,5 D par an. Les effets secondaires (photophobie, flou de près) sont minimes et n’entraînent généralement pas d’arrêt. La durée minimale est de 2 à 3 ans, avec une exigence de stabilité avant toute interruption. Pour éviter un effet rebond, le sevrage doit être progressif sur 6 à 12 mois, suivi d’un contrôle semestriel pendant 2 ans. En cas d’intolérance, des alternatives comme l’orthokératologie ou les verres à défocalisation (HAL/DIMS) sont préconisées.

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