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Choriorétinopathie séreuse centrale : quand le DSR est-il dû à l’activité des néovaisseaux ?

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La choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) appartient au spectre des pachychoroïdes, un groupe de pathologies partageant un mécanisme physiopathologique commun caractérisé par une congestion veineuse choroïdienne avec dilatation des veines choroïdiennes secondaire. L’une des complications de la CRSC chronique est le développement de néovaisseaux, désignés selon la nomenclature actuelle du spectre des pachychoroïdes sous le terme de pachychoroïde néovasculaire. La coexistence d’un néovaisseau et d’un décollement séreux rétinien (DSR) soulève une question clinique essentielle : le DSR est-il lié à l’activité exsudative du néovaisseau ou à celle de la CRSC sous-jacente ? La réponse à cette question conditionne la stratégie thérapeutique.

Les différents néovaisseaux dans la CRSC

Le néovaisseau le plus fréquemment rencontré au cours de la CRSC chronique est un néovaisseau maculaire de type 1, développé sous l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR). Sur le plan structurel, ce néovaisseau s’accompagne le plus souvent d’un décollement plan et irrégulier de l’EPR (FIPED) [1]. Le FIPED peut être avasculaire ou néovascularisé. Les FIPED avasculaires surviennent chez des sujets plus jeunes, présentant une choroïde plus épaisse avec des pachyvaisseaux, tandis que les FIPED néovascularisés se développent plus volontiers chez des sujets plus âgés, présentant une choroïde plus fine [2, 3]. L’OCT-angiographie est aujourd’hui l’examen de référence pour mettre en évidence ces néovaisseaux, grâce à son excellente sensibilité et spécificité.

Une variante bien identifiée du néovaisseau de type 1 est la vasculopathie polypoïdale[...]

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À propos de l’auteur

OphtalmoPôle, hôpital Cochin, Université de PARIS.