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DMLA : néovaisseaux quiescents et naissants

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La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) représente la forme “dégénérative” de la maculopathie liée à l’âge (MLA). Cette dernière est caractérisée par la présence de druses et d’une altération de l’épithélium pigmentaire (AEP) [1]. Classifié en deux formes, exsudative et atrophique, la DMLA est la première cause de malvoyance dans les pays développé avec un taux de prévalence qui atteindra les 288 millions de patients en 2024 [2].

Actuellement, en octobre 2025, un traitement efficace pour stabiliser la vue est disponible et autorisé depuis environ 20 ans pour la forme exsudative, alors que pour la forme atrophique, le traitement n’est pas encore disponible en Europe.

Donald Gass a classifié la DMLA exsudative en deux formes selon la localisation anatomique de la néovascularisation : type 1 et type 2 [3]. La néovascularisation de type 1 est caractérisée par la présence d’un bouquet de néovaisseaux choroïdiens localisés derrière l’épithélium pigmentaire (EP), expliquant pourquoi, à l’angiographie à la fluorescéine, son activité est cachée par l’EP. Cependant elle est bien visible en utilisant un autre colorant et une autre longueur d’onde : le vert d’indocyanine. Ce colorant, en liant davantage les protéines, montre la vascularisation et donc la néovascularisation de la choroïde [4]. La néovascularisation de type 2, située en avant de l’EP, est quant à elle bien visible au cours de l’angiographie à la fluorescéine [4].

Enfin, la néovascularisation de type 3, décrite par Bailey Freund [5], se développe dans les couches profondes de la rétine et s’étend à la fois vers les couches externes et internes. Elle peut être observée à la fois à l’angiographie à la fluorescéine et au vert d’indocyanine, selon le stade de progression. L’avancée de la technologie, ces dernières années, avec l’arrivée de l’imagerie non invasive comme la tomographie par cohérence optique (OCT) et l’OCT angiographie (OCT-A), a permis de mieux étudier ces pathologies, en particulier la naissance et la quiescence de ces formes.

Si classiquement nous avons accepté un corollaire dans la sémiologie de l’imagerie invasive de la rétine (présence de néovascularisation = diffusion), actuellement, des formes de transition présentant une néovascularisation sans diffusion ont été décrites.

C’est donc le cas de la “néovascularisation quiescente de type 1”, décrite par Giuseppe Querques de l’équipe de Créteil en 2013 [6].

Cette forme est caractérisée par un léger soulèvement[...]

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À propos des auteurs

Service d’Ophtalmologie, Centre Hospitalier Intercommunal, CRÉTEIL.