- Tous les fluides ne se valent pas : limites d’une approche uniforme
- Le concept d’effet compartiment : bases physiopathologiques
- Interprétation du fluide selon le type de néovascularisation maculaire
- 1. NVM de type 1 : un compartiment relativement protecteur
- 2. NVM de type 2 : une exsudation délétère
- 3. NVM de type 3 : une inversion du paradigme
- 4. Synthèse : le fluide dépend de sa source plus que de sa localisation
- Implications thérapeutiques
- 1. NVM de type 1
- 2. NVM de type 2
- 3. NVM de type 3
- Vers une approche personnalisée de la DMLA néovasculaire
- Conclusion
Depuis l’avènement des traitements par anti-facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (anti-VEGF, vascular endothelial growth factor), la prise en charge de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) néovasculaire a profondément évolué, permettant une amélioration majeure du pronostic visuel. L’activité de la maladie est principalement évaluée par la présence de fluide dans les couches de la rétine, à l’aide de la tomographie par cohérence optique (OCT), conduisant historiquement à un objectif thérapeutique d’assèchement complet.
Cependant, plusieurs études ont montré que la persistance de fluide, en particulier sous-rétinien, n’était pas systématiquement associée à une dégradation fonctionnelle, remettant en question le paradigme du « zéro fluide ». Cette approche reste néanmoins largement appliquée de manière uniforme, sans distinction des caractéristiques intrinsèques des lésions néovasculaires.
Or, la classification actuelle des néovascularisations maculaires (NVM), fondée sur leur localisation anatomique (types 1, 2 et 3) [1], met en évidence des comportements cliniques et des profils pronostiques distincts [2]. Dans ce contexte,[...]
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