Dépôts de matériel et angio-OCT

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Les dystrophies maculaires réticulées, dystrophies pseudovitelliformes ou les DEP non vascularisés sont souvent considérées comme des formes frontières de la DMLA. Les dépôts de matériel de ces affections sont probablement proches de ceux de la DMLA. Surtout, les soulèvements rétiniens associés à ces dépôts, leur évolution très progressive vers une fragmentation avant leur résorption posent régulièrement le problème d’un diagnostic différentiel avec des néovaisseaux choroïdiens de la DMLA. En 2013, sur une série de 13 patients présentant une dystrophie maculaire réticulée, J. Zerbib notait des interruptions de la zone ellipsoïde dans plus de 50 % des cas [1]. L’OCT montrait des soulèvements sous rétiniens hyperréflectifs (70 % des cas) ou hyporéflectifs (20 % des cas). En outre, dans 13,6 % des cas, les auteurs observaient des logettes intrarétiniennes pouvant en imposer pour un œdème maculaire. Le contexte clinique facilite souvent le diagnostic avec schématiquement des baisses de vision progressives associées aux dépôts et au contraire des baisses d’acuité rapides associées aux néovaisseaux choroïdiens. Surtout, la baisse de l’acuité visuelle n’est pas proportionnelle au volume du dépôt. Un petit dépôt de matériel ancien peut être plus gênant qu’un volumineux dépôt plus récent. Certains auteurs ont montré des altérations des photorécepteurs au pourtour des DEP drusenoïdes [2].

Dans le cadre de la DMLA, les dépôts de matériel ne sont pas un élément aussi essentiel que les drusen ou les migrations pigmentaires. Pourtant, ces dépôts peuvent être observés dès les stades précoces de la maladie, par exemple en regard d’un décollement non vascularisé de l’épithélium pigmentaire (DEP) drusenoïde ou séreux. Ces dépôts sont en règle lentement majorés avec le temps et ils seront donc logiquement aussi observés aux stades ultérieurs avec une évolution semblable aux autres dépôts. Cette évolution obéit souvent à la séquence “résorption/atrophie de l’épithélium[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.