Contrôle de la myopie

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Un contexte : une pandémie mondiale de myopie

En l’espace de deux générations, le constat est sans appel : la myopie est devenue une pandémie mondiale. En 2000, 1,406 milliard d’individus étaient myopes (22,9 % de la population) dont 163 millions de myopes forts (2,7 % de la population). De façon préoccupante, on estime que le nombre de myopes aura doublé d’ici 2050 (49,8 %), tandis que celui des myopes forts aura triplé dans le même intervalle (9,8 %), atteignant 1 milliard de personnes [1]. Autant d’individus qui seront exposés à développer des comorbidités oculaires, dont la prévalence augmente avec l’importance de la myopie : décollement de rétine, glaucome, maculopathie… [2]

Des disparités géographiques existent : l’Asie restera inexorablement le continent le plus touché, mais le monde entier est désormais concerné. En France, une étude épidémiologique publiée en 2015 porte à 39 % la proportion d’individus myopes [3], et on estime que celle-ci s’élèvera à 56 % dans la population européenne en 2050 [1].

La myopie se développe dans l’enfance, et il est maintenant reconnu qu’elle évolue d’autant plus rapidement qu’elle apparaît précocement [4]. Une meilleure compréhension des facteurs intervenant dans l’apparition et la progression de la myopie est donc indispensable afin de pouvoir envisager un contrôle de son évolution.

La myopie apparaît lorsque le processus d’emmétropisation est dépassé, via une croissance trop importante de la longueur axiale (LA) du globe oculaire. Une augmentation de la LA de 1 mm correspond à une myopisation du globe d’environ 2,50 D. La voie sensorielle afférente[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie pédiatrique, Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, PARIS.

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