Une nouvelle révolution de l’imagerie oculaire : l’holographie laser Doppler

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L’imagerie de la structure et du flux des vaisseaux oculaires est cruciale pour comprendre la physiopathologie de la perte de vision dans de nombreuses maladies et pour accompagner les thérapies. Les méthodes d’angiographie à base de colorants, qui ont longtemps été la référence pour l’exploration angiographique du fond de l’œil, ont été progressivement remplacées au cours de la dernière décennie par plusieurs méthodes d’imagerie non invasive du flux sanguin rétinien, en particulier l’OCT-A. Cependant, aucune d’entre elles n’a atteint une robustesse acceptable pour la quantification du débit sanguin, c’est encore plus vrai pour la choroïde. De plus, l’anatomie vasculaire choroïdienne n’est pas encore aussi bien connue que celle de la rétine.

Qu’est-ce que l’holographie laser Doppler ?

L’holographie laser Doppler (LDH) est une technologie qui repose sur l’holographie numérique pour mesurer les contrastes du flux sanguin de manière non invasive, à partir de l’interférence d’une lumière cohérente rétrodiffusée par l’œil avec un faisceau de référence (principe similaire à celui de l’OCT). Dans le cas du laser Doppler, les motifs d’inter­férence en 2D sont mesurés par les capteurs d’une caméra à haute fréquence d’images (67 kHz) et non par un simple photodétecteur comme pour l’OCT. De plus, l’image Doppler est calculée par analyse de Fourier sur une fenêtre de 512 images (correspondant à environ 7,6 ms). Le spectre des variations Doppler permet ensuite de calculer les variations de flux. Les variations du débit sanguin rétinien au cours des cycles cardiaques peuvent être évaluées avec finesse, de manière non invasive.

Intérêts de cette technique

L’holographie Doppler laser à haute vitesse par interférométrie ultrarapide actuellement développée et utilisée à l’unité d’imagerie à haute résolution du Centre d’investigation clinique (CIC) de l’hôpital des Quinze-Vingts permet une imagerie non invasive du flux sanguin dans le proche infrarouge dans l’œil humain, avec une résolution temporelle inégalée (jusqu’à une milliseconde) [1-3] (fig. 1). La résolution spatiale du LDH est actuellement de l’ordre de 30 µm.

Les signaux Doppler locaux révèlent des ondes de pouls provenant des variations du flux systolique-diastolique, y compris l’onde dicrote, dans les artères[...]

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À propos des auteurs

CHNO des Quinze-Vingts, PARIS

Service d’Ophtalmologie, Fondation Rothschild, PARIS.

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