Contactologie

Dossier : Adaptation des lentilles d’orthokératologie
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Devant l’augmentation croissante de la myopie chez les enfants et les adolescents, la freination myopique est devenue un enjeu important en ophtalmologie pédiatrique. L’orthokératologie (OK) est un traitement de choix pour contrôler la progression de la myopie, par son effet freinateur sur la croissance de la longueur axiale. L’OK permet d’adapter un large spectre d’amétropies : myopies jusqu’à -7,00 D avec ou sans astigmatisme jusqu’à -4,00 D.
De plus, l’OK offre aux enfants une grande liberté dans leurs activités en les affranchissant du port de tout moyen de correction optique durant la journée. L’adaptation demande cependant rigueur et compliance de la part des enfants et de leurs parents pour un effet optimal.
Dans de récentes publications, l’atropine faiblement dosée (0,01 %) semble être un traitement
synergique à l’OK dans le contrôle de la myopie.

Dossier : Adaptation des lentilles d’orthokératologie
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L’orthokératologie est particulièrement adaptée au mode de vie des enfants et adolescents myopes et sportifs. Un bon sommeil et un port régulier sont nécessaires. Les clés du succès sont la sélection des porteurs et l’adhésion de l’enfant et de ses parents à la méthode. L’effet freinateur sur l’évolution de la myopie est séduisant pour les parents myopes. Ces adaptations se font après réfraction et topographie dans un encadrement médical avec une surveillance renforcée. La rigueur de l’adaptation est vite oubliée mais ne doit pas faire négliger les bonnes pratiques de l’entretien. Face à la progression de la myopie, l’ophtalmologiste doit avoir un rôle d’information.

Revues Générales
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Au cours de la dernière décennie, les nouveautés contactologiques sur l’adaptation du kératocône sont liées à l’évolution de la chimie des matériaux aussi bien en lentilles souples (silicone hydrogel) qu’en lentilles rigides (Dk > 100), à la précision et à la reproductibilité de la fabrication.
Ces nouveautés permettent d’équiper tous les types et tous les stades du kératocône même les patients intolérants aux lentilles rigides. Le port de lentilles va retarder le moment de la greffe.

Revues Générales
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Les lentilles jetables journalières (LJJ) toriques sont apparues sur le marché en 2002. Depuis, leurs paramètres et le matériau se sont améliorés, mais le silicone hydrogel n’a été décliné en LJJ qu’en 2009, soit pratiquement 10 ans après son apparition pour les lentilles mensuelles. Les indications de ces lentilles sont passées en revue et c’est l’interrogatoire qui permettra de les adapter rapidement au plus près des besoins et des spécificités de chaque patient. La correction de l’astigmatisme est abordée dans ce contexte du “jetable” ainsi que la nécessité de le corriger ou non.

Revues Générales
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L’orthokératologie (OK) est le remodelage temporaire de l’épithélium cornéen par la pose d’une lentille de géométrie spéciale combinant, dans les zones que l’on veut remanier, des forces d’aspiration (pression négative) et de pression positive, paupières fermées pendant au moins 6 heures, permettant de s’affranchir tout au long de la journée de tout moyen de correction optique. Elle s’adressait traditionnellement aux myopes en alternative à la chirurgie réfractive, mais les indications ont évolué depuis quelques années, en particulier depuis la constatation d’un effet freinateur de l’évolution de la longueur axiale, ce qui en fait la méthode de choix pour limiter la progression myopique de l’enfant et de l’adolescent.
Les astigmates et les hypermétropes peuvent également être équipés dans certaines limites, ainsi que certains presbytes et quelques formes de kératocônes frustes.
L’OK vient en complément de la chirurgie réfractive surtout dans les cas de cornée à risque (pachymétrie insuffisante, asymétrie) ou de résultat incomplet sans possibilité ou volonté de reprise, et est un moyen d’étendre les indications du port de lentilles en cas d’inconfort ou d’impossibilité du port journalier.

Revues Générales
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Les lentilles de contact sont actuellement le moyen le plus utilisé et le plus sûr, pour corriger la presbytie autrement qu’avec des lunettes. Les statistiques internationales annuelles montrent, une fois encore, une progression des lentilles multifocales au détriment de la monovision, même dans les pays anglo-saxons encore très attachés à la monovision. En Italie, au Portugal et en France, le ratio multifocales/monovision est de l’ordre de 85/3 et le ratio mondial [1] (sur 33 pays et 20 000 adaptations) est de 42/8. De 2011 à 2016, le pourcentage d’adaptation en lentilles multifocales souples est passé, sur le marché mondial, de 11 à 19 %. Il existe donc une réelle dynamique sans doute liée à la sortie de plusieurs lentilles multifocales journalières.

Revues Générales
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Malheureusement malgré les progrès des matériaux et des solutions d’entretien, 50 % des patients atteints de kératites microbiennes sont des porteurs de lentilles, et 20 % d’entre elles sont favorisées par le port prolongé. La survenue d’une complication infectieuse chez le porteur de lentilles de contact va dépendre des lentilles, mais aussi de leur entretien et de son mésusage. 
Le rôle de l’ophtalmologiste est primordial lors de l’adaptation et de la prescription des lentilles, en s’assurant de la bonne compréhension du mode de port, des manipulations et de l’entretien, mais aussi à chaque contrôle et renouvellement, en recherchant les dérives pour combattre les mauvaises habitudes. 
Si le rappel des bonnes pratiques, que ce soit pour le mode de port, le rythme de renouvellement, et l’entretien nous paraît incontournable, il ne faut pas négliger l’hygiène des mains, le massage des lentilles, l’état des étuis et le danger des amibes.