Œdèmes maculaires en ophtalmologie pédiatrique

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Les étiologies pédiatriques d’œdème maculaire (OM) regroupent principalement les pathologies inflammatoires, héréditaires de type hérédodégénérescences et la maladie de Coats. Une entité clinique plus récemment rapportée est l’OM observé chez le prématuré.

Pathologie inflammatoire

Les uvéites constituent la première cause de cécité acquise de l’enfant dans les pays développés : leur prise en charge optimisée est un réel enjeu de santé publique. Le pronostic fonctionnel est intimement lié à la sévérité et à la chronicité de l’atteinte maculaire. Chez l’enfant, l’examen clinique, souvent difficile, peut entraîner d’importants retards au diagnostic, d’autant plus que les patients sont généralement asymptomatiques à la phase initiale. Le dépistage systématique de l’inflammation intraoculaire et de la présence d’OM est primordial chez les enfants à risque (notamment dans les formes oligoarticulaires d’arthrite juvénile idiopathique, très pourvoyeuses d’uvéites antérieures). Le praticien devra s’attacher à éliminer les cas de pseudo­uvéites pouvant révéler une tumeur de type rétinoblastome, ou un corps étranger intra-oculaire passé inaperçu.

Les caractéristiques principales des uvéites pédiatriques sont d’être plus chroniques et plus sévères que chez l’adulte, avec de fréquentes complications touchant le segment antérieur mais aussi le segment postérieur avec OM fréquents. L’imagerie OCT constitue une méthode d’évaluation qualitative et quantitative simple, possible dès l’âge de 2 ans en simple ligne maculaire, permettant de détecter et surveiller l’évolution d’un OM (fig. 1). En effet, l’OM dans les uvéites de l’enfant peut se présenter sous trois formes cliniques allant d’un simple épaississement périfovéolaire dans 74 % des cas, un véritable œdème maculaire dans 48 % des cas, et la présence de décollement séreux rétinien dans 18 % des cas [1]. De plus, l’analyse OCT permet d’obtenir une visualisation des cellules vitréennes à l’interface vitréomaculaire (pouvant être difficile en consultation chez un enfant agité) et d’identifier des séquelles à type d’atrophie maculaire, de syndrome de l’interface vitréomaculaire et d’altération de la ligne IS/OS pouvant expliquer l’absence de récupération fonctionnelle, malgré une régression parfois complète de l’OM après traitement.

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie, CHU Nord, MARSEILLE, Centre médical, SIMIANE-COLLONGUE.

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